Duel à distance entre Dati et Taubira

Deux gardes des sceaux au fort tempérament étaient invités ce matin des radios. L'une en exercice, Christiane Taubira, l'autre désormais dans l'opposition, Rachida Dati. Aucune ne mâche ses mots sur la politique judiciaire de l'autre.

La revue de presse matinale des radios
La revue de presse matinale des radios (FTV)

Deux gardes des sceaux au fort tempérament étaient invités ce matin des radios. L'une en exercice, Christiane Taubira, l'autre désormais dans l'opposition, Rachida Dati. Aucune ne mâche ses mots sur la politique judiciaire de l'autre.

Christiane Taubira revient sur la suppression des tribunaux pour mineurs. Inutiles et inefficaces juge la ministre pour justifier leur disparition. Ils ont traité soixante affaires en un semestre, et surtout "désorganisé la justice".

Rachida Dati n'est pas en reste. A la critique elle répond par la critique. Elle ne voit pas les priorités de la ministre, tant sur le plan pénal que civil. Elle n'accepte pas également que Christiane Taubira juge de l'efficacité de la police.

Autre ancien ministre à être invité à parler de son ancien ministère, Luc Chatel qui dirigea l'Education Nationale. A ses yeux la concertation prônée par Jean-Marc Ayrault est une perte de temps. Cette concertation a déjà été menée. L'école a besoin de décision, "la question c'est d'agir".

Florian Philippo porte-parole du Front national revient sur l'arrêt de la cour de cassation. Suivant une décision de la cour de Justice de l'Union européenne, elle interdit désormais toute incarcération d'un sans-papier. Le leader du FN conseille aux Français de perdre leurs papiers.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, évoque la Syrie et le sommet qui se tient à Paris des "amis de la Syrie". La question est posée dit-il, "qui peut accepter d'accueillir en exil Bachar al-Assad?"

Enfin une "petite nouvelle" fait son apparition: Barbara Pompili, Députée EELV d' Amiens dans la Somme. Elle était sur RTL, et la co-présidente du groupe écologiste à l'assemblée a répondu aux questions d'un Jean-Michel Aphatie un brin condescendant.