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DSK brise le silence ce soir à la télévision

Alors que Dominique Strauss-Kahn va tenter de s'expliquer dimanche pour la première fois depuis son arrestation à New York le 14 mai, les réactions politiques surtout chez les femmes sont allées bon train dimanche, avant même son intervention
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France Télévisions
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Dominique Strauss-Kahn à Paris le 8 septembre 2011 (AFP - MICHEL GANGNE)

Alors que Dominique Strauss-Kahn va tenter de s'expliquer dimanche pour la première fois depuis son arrestation à New York le 14 mai, les réactions politiques surtout chez les femmes sont allées bon train dimanche, avant même son intervention

"Il est malheureux d'avoir raté son rendez-vous avec les Français, de ne plus pouvoir agir face à la crise. Il est malheureux et triste que son intimité ait été jetée en pâture", assurait Jean-Christophe Cambadélis, un de ses amis, dans le Journal du Dimanche.

Mais pour Ségolène Royal, candidate à la primaire PS, Dominique Strauss-Kahn est "suffisamment aguerri pour savoir ce qu'il a à dire". "Je n'ai aucune vocation à être une directrice de conscience et à dicter aux autres ce que doit être leur comportement", a-t-elle souligné sur Radio J.

A droite, Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, s'est exprimée sur Radio J également "en tant que femme". "Si les Français demandent que Dominique Strauss-Kahn se retire de la vie politique, c'est peut-être que, comme moi, ils attendent de leurs hommes politiques un comportement digne et respectueux envers les femmes", a-t-elle déclaré.

Même son de cloche chez la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. "Ce que je ne voudrais pas, c'est que les femmes soient victimes de cette affaire-là, que plus personne n'ose porter plainte dans une situation où on se considère comme victime ou harcelée", a-t-elle dit sur Canal +. Le retrait de la vie politique de Dominique Strauss-Kahn "est aujourd'hui effectif", a-t-elle estimé tout en déplorant l'image de la vie politique donnée par cette affaire. "Je ne voudrais pas que la vie politique ressemble au festival de Cannes", a-t-elle dit. "On a vu revenir Dominique Strauss-Kahn sous les caméras, c'était comme la promotion d'un mauvais film".

Baroin : Un soutien de DSK serait un handicap pour le futur candidat PS à la présidentielle

Invité dimanche matin du "Grand-Rendez-vous Europe 1-iâTélé-Le Parisien", le ministre de l'Economie, François Baroin, s'est dit "lassé de ce feuilleton" tout en estimant qu'un soutien de "DSK " serait un handicap pour le futur candidat socialiste à la présidentielle.

Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, un tiers des Français attendent que DSK s'explique sur ce qui s'est passé le 14 mai dans la suite du Sofitel de New York où il s'est retrouvé avec une femme de chambre qui l'a ensuite accusé de tentative de viol.

Celui qui faisait figure de favori du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 en France a bénéficié depuis d'un abandon des poursuites au pénal de la part de la justice
américaine. Une procédure au civil reste toutefois en cours à New York et les avocats de la femme de chambre guinéenne de souligner la proximité entre Claire Chazal et l'épouse de DSK, Anne Sinclair.

De retour à Paris depuis 15 jours, il a été entendu à propos d'une autre plainte pour tentative de viol déposée en France par la journaliste et romancière Tristane Banon.

Selon le sondage Ifop, 53% des Français souhaitent que Dominique Strauss-Kahn annonce à la télévision son retrait de la vie politique et 48% espèrent qu'il expliquera le rôle qu'il entend jouer dans la campagne présidentielle.

Son intervention télévisée, de vingt minutes annoncée ce soir sur TF1, sera "un moment de vérité", dit dans Le Parisien l'un de ses proches, Jean-Marie Le Guen. Deux associations de féministes ont appelé à manifester dimanche soir devant le siège de la chaîne privée.

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