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Débat sur le non-cumul des mandats : François Fillon fait rentrer ses troupes dans le rang

Au cours d'une réunion avec des parlementaires de droite, mercredi, François Fillon a remis les choses au clair : il ne s'engagera pas à abroger la loi sur le non-cumul des mandats, s'il est élu président de la République. 

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Radio France
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Le candidat des Républicains à la présidentielle, François Fillon, le 14 janvier 2017, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

François Fillon a fait taire la colère de certains parlementaires, opposés à la loi sur le non-cumul des mandats, mercredi 18 janvier.

En effet, plusieurs députés et sénateurs Les Républicains auraient voulu que leur candidat s'engage à abroger cette loi s'il arrive à l'Elysée, mais François Fillon n'en a pas l'intention. 

Le candidat l'avait déjà dit samedi 14 janvier, lors de son discours d'investiture, il l'a répété, à l'occasion d'une réunion entre le candidat et les parlementaires, au QG de campagne de François Fillon, mercredi à Paris : il attend de la discipline.

"Le candidat c’est François Fillon donc voilà, c’est lui qui a raison, par définition", remarque Christian Jacob, discipliné. Le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, député-maire de Provins (Seine-et-Marne), insiste : "Il n’y a pas de débat sur le sujet. Et puis voilà !" 

La messe est dite, et on y va !

Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée

à franceinfo

Toutefois, Christian Jacob reste farouchement opposé à la loi sur le non-cumul des mandats, comme beaucoup de députés sarkozystes. Ces derniers sont outrés par la violence de cette réforme, selon Bernard Accoyer.

"La loi s’applique brutalement. Elle n’a pas été précédée d’une étude d’impact. C’est une déchirure", explique le secrétaire général des Républicains.

Le trésorier du parti, maire du Touquet et député du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle, espère, lui, que le sujet reviendra sur la table si la droite l'emporte, dans la mesure où François Fillon veut réformer le fonctionnement des institutions.

"C’est extrêmement important puisque la démocratie française est malade, et cette loi ne règle aucun des problèmes auxquels elle est confrontée, s’insurge Daniel Fasquelle. Donc on ne peut pas en rester à cette situation créée par une loi que nous avons combattue, et que je considère toujours comme mauvaise." 

Le débat est donc clos, au moins le temps de la campagne.

 

 

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