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Claude Bartolone a été élu candidat du PS à la présidence de l'Assemblée nationale

Un tour aura suffit pour que les députés socialistes élisent Claude Bartolone, désormais leur candidat à la présidence de l'Assemblée nationale. Arrivé deuxième, Jean Glavany, s'est en effet retiré à l'issue du premier tour. Récit.
Article rédigé par Natalia Gallois
France Télévisions
Publié Mis à jour
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Claude Bartolone, futur président de l'Assemblée nationale (THOMAS SAMSON / AFP)

Un tour aura suffit pour que les députés socialistes élisent Claude Bartolone, désormais leur candidat à la présidence de l'Assemblée nationale. Arrivé deuxième, Jean Glavany, s'est en effet retiré à l'issue du premier tour. Récit.

"C'était tropical", lance Régis Juanico, député de la Loire en sortant de la salle des fêtes de l'Hôtel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée, où étaient réunis jeudi 21 juin les députés socialistes à huis-clos. Et où apparemment, il faisait chaud.

Ceux-ci devaient choisir qui serait leur candidat au "perchoir", et donc le futur président de l'Assemblée nationale, la gauche ayant la majorité dans l'hémicycle. Quatre candidats étaient en lice, Jean Glavany, député des Hautes-Pyrénées, Daniel Vaillant, député de Paris, Élisabeth Guigou, et Claude Bartolone, tous deux élus de Seine-Saint-Denis.

Ce dernier a été élu dès le premier tour avec 127 voix, loin devant les 57 voix obtenues par M. Glavany, qui a rapidement choisi de se désister en sa faveur, les 50 de Mme Guigou et les 22 de M. Vaillant. Un seul tour donc, comme l'avait prôné Bruno Le Roux, élu président du groupe PS l'Assemblée "par acclamation" un peu plus tôt.

Bartolone, "le meilleur orateur"

"A part celui de Bartolone peut-être, il n'y avait pas un souffle extraordinaire dans les discours", confie Régis Juanico. "Chacun a essayé de justifier quelque chose : Vaillant sa candidature tardive, Guigou sa réputation d'hautaine, et Glavany ses propos maladroits de la semaine dernière".

Interrogé mardi sur l'éventualité d'une femme au "perchoir", M. Glavany avait répondu : "cela ne se mesure pas à la longueur des cheveux ou de la jupe", avant de s'excuser.

Même son de cloche pour Guillaume Garot, député de la Mayenne : "le meilleur orateur c'était Bartolone, il a eu des mots gentils pour tous, saluant la précision de Guigou, le sens des valeurs de Glavany et l'attachement au terrain de Vaillant. Il a même rendu hommage à Ségolène".

Ségolène Royal convoitait en effet la présidence de l'Assemblée avant sa défaite aux élections législatives face au dissident socialiste Olivier Falorni à La Rochelle.

Carole Delga, députée fraîchement élue dans les Bouches-du-Rhône sort à son tour. "Beaucoup d'entre nous sont entrés dans la salle sans savoir pour qui ils allaient voter", affirme-t-elle, "mais Bartolone était au-dessus".

"On sent l'esprit d'équipe"

Justement, le futur président de l'Assemblée fait son apparition, immédiatement assailli par une meute de caméras et de micros. "On a tous des rêves. Je n'imaginais pas que les socialistes me donneraient cette force pour les représenter", avoue-t-il. Avant d'ajouter que ce rassemblement représente "un beau signal pour le président de la République et le Premier ministre".

M. Glavany, beau joueur et ami de longue date de M. Bartolone, déclare de son côté : "Je suis déçu, j'ai cru qu'il y avait un espace, mais je suis joueur de rugby, régatier... mon éducation a fait de moi quelqu'un qui accepte la défaite. J'ai salué le vainqueur, qui est un vieux copain, voilà, on tourne la page".

Observant cette effervescence de loin, Mme Delga retient elle la solennité du moment : "C'était impressionnant de se voir si nombreux, dans ce lieu historique, avec ce décor imposant. On sent l'esprit d'équipe".

Une équipe qui a tout fait pour n'afficher aucune division. Mais il reste encore quelques postes à se partager. Les présidents des huit commissions permanentes, les trois questeurs, et les membres du bureau de l'Assemblée seront désignés la semaine prochaine.

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