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Claude Allègre confirme ses propos sur François Hollande et son soutien à Nicolas Sarkozy

Deux jours après ses propos dans le Journal du Dimanche, l'ancien ministre socialiste, Claude Allègre, a de nouveau dressé le portrait du candidat socialiste, François Hollande, en des termes quelque peu ambigus.
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Claude Allègre participe à une manifestation de chercheurs et d'enseignants, à Paris, le 29 janvier 2004. (AFP - Stéphane de Sakutin)

Deux jours après ses propos dans le Journal du Dimanche, l'ancien ministre socialiste, Claude Allègre, a de nouveau dressé le portrait du candidat socialiste, François Hollande, en des termes quelque peu ambigus.

Quand ce n'est pas sur le Mammouth à dégraisser ou le réchauffement climatique à nuancer, l'ancien membre du gouvernement de Lionel Jospin aime à disserter sur "ses amis" politiques.

Deux jours après l'annonce de son soutien au président candidat Nicolas Sarkozy et le pronostic d'un "Chirac II au pouvoir" si M. Hollande était élu, dans une interview au Journal du Dimanche (JDD), le géochimiste a réitéré, mardi 21 février, lors du Talk 2012 Orange/Le Figaro.

Hollande vu par Allègre

Interrogé sur le candidat socialiste, M. Allègre a déclaré : "Il a toujours deux discours, c'est un homme politique intelligent, sympathique mais qui manœuvre tout le temps, éternellement".

Et pour illustrer ses propos, de développer le thème environnemental qui lui tient tant à cœur : "Vous savez sur le nucléaire, il défend l'idée de fermer 24 centrales (ndlr, réacteurs) mais il va dire aux autorités du nucléaire : 'vous savez rassurez-vous, je ne fermerai aucune centrale''.

"C'est François Hollande, il a été au Parti socialiste comme cela tout le temps, c'est ce qu'on appelle un homme adroit", a poursuivi l'ancien ministre.

Puis après l'écologie, l'éducation nationale, autre sujet de choix de M. Allègre.

Critiquant les 60.000 postes que François Hollande entend créer dans ce secteur, M. Allègre a lancé : "Il y a aujourd'hui un professeur pour 12 élèves en moyenne", un "des meilleurs encadrements en Europe, donc il faut au contraire supprimer des postes mais utiliser cet argent pour augmenter les salaires des enseignants", en particulier "dans les zones les plus difficiles".

Une position que ne renierait pas la majorité.

Allègre, un scientifique lettré

L'ex ministre n'en est pas à son coup d'essai.

En 2007, il avait sévèrement critiqué Ségolène Royal sur la question du handicap, à 48 heures du second tour de la présidentielle.

En septembre 2009, c'est le chantre de l'écologie, Nicolas Hulot, qui avait fait les frais des commentaires de M. Allègre.

"Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l'écrire. C'est une honte qu'il soit devenu le gourou de l'écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère", avait-il déclaré dans le quotidien Nice-Matin. Ce à quoi l'ancien animateur de TF1 n'avait pas manqué de rétorquer.

Plus récemment, dans un entretien accordé au Parisien, et voulant sans doute dévoiler ses références culturelles il avait ainsi décrit le couple exécutif : "Sarkozy, c'est Zorro, il se dit : 'J'arrive et je résous les problèmes en cinq minutes, clic-clac, merci Kodak!'. L'adjoint de Zorro, c'est Bernardo, le muet. Et bien, c'est le Premier ministre, ou du moins, c'est la conception que Sarkozy s'en faisait. Lui-même ne le nie pas".

Mais personne dans le rôle du sergent Garcia. Personne vraiment ?

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