Estrosi refuse de retirer son arrêté anti-drapeaux étrangers à Nice

Le maire UMP s'oppose ainsi à une décision de justice tombée dans la matinée. 

Christian Estrosi, le maire UMP de Nice (Alpes-Maritimes), le 16 mars 2014.
Christian Estrosi, le maire UMP de Nice (Alpes-Maritimes), le 16 mars 2014. (VALERY HACHE / AFP)

Il ne baisse pas pavillon. Le maire UMP de Nice (Alpes-Maritimes), Christian Estrosi, refuse d'appliquer la décision de la justice administrative de "suspendre" l'exécution de son arrêté interdisant "l'utilisation ostentatoire" de drapeaux étrangers à Nice (Alpes-Maritimes) pendant la Coupe du monde. 

Dans son jugement, la cour évoque un "caractère non proportionné" de l'arrêté. "La Présidente du tribunal administratif de Nice a, à la requête de la Ligue des droits de l'homme (LDH) et de l'Association pour la démocratie à Nice (ADN) et dans les Alpes-Maritimes, prononcé (...) la suspension de l'exécution de l'arrêté litigieux du maire de Nice, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête tendant à son annulation", selon le texte de la décision.

Estrosi dénonce une "perte de l'autorité de l'Etat"

Pour justifier son arrêté, le maire de Nice assure que "depuis le début de la Coupe du monde, nous sommes malheureusement confrontés à des comportements intolérables qui nuisent à la tranquillité publique". 

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Dans son communiqué, publié vendredi après-midi, Christian Estrosi affirme "qu'il appartient à l'Etat d'assurer l'ordre public, mais force est de constater que le gouvernement socialiste est en incapacité d'assumer cette mission (...) Face à cette perte de l'autorité de l'Etat que je n'accepterai jamais, je ne retire pas cet arrêté dans l'attente du jugement au fond."