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Bruno Le Maire prête serment pour faire gagner l'UMP

Le candidat à la présidence de l'UMP a prononcé son discours de rentrée devant des militants qu'il a promis de mener à la victoire en 2017 s'ils lui font la "surprise" de le désigner comme candidat.
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Radio France
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 (Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale en mai, en marge d'u bureau politique de l'UMP © MAXPPP)

 Le député Bruno Le Maire, candidat déclaré à la présidence de l'UMP depuis le mois de juin, a prononcé ce dimanche à Carnac, dans le Morbihan, un discours de rentrée. Plus qu'un discours, il s'agissait d'un "serment " fait aux militants présents de mener la formation politique à la victoire en 2017.

"Ensemble, nous irons vers la victoire (...). Je vous en fais le serment, ici, à Carnac ", a-t-il déclaré à la tribune, devant les militants venus partager un buffet. Il leur a promis de leur "redonner la fierté de leur engagement, de leurs valeurs, de leurs convictions ", s'ils créeaient la "surprise " en le portant à la tête du parti.

"Qui dirige en France ?"

Le député de l'Eure s'en est pris à "cette gauche qui abîme la France " et à François Hollande, qui "humilie " selon lui la 5e République par son manque d'autorité. Une référence aux récentes déclarations des ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, qui ont réclamé un changement de cap économique.

"Qui dirige en France ? Le coupe exécutif de Manuel Valls et de François Hollande ou le couple putatif d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon ? " a-t-il demandé. "Comment peut-on avoir aussi peu conscience de ses responsabilités ? "

"Si Arnaud Montebourg et Benoît Hamon avaient un peu de dignité, ils démissionneraient", juge Bruno Le Maire dans son discours à Carnac
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"Par envie, pas par devoir"

Avec pour objectif de "bousculer cet ordre établi de la droite qui ne bouge pas depuis trois décennies ", le député s'est donné "deux ans pour constuire avec [les militants] un projet de droite qui nous redonne un cap ", avec au coeur de son projet une "révolution démocratique ", "un Etat régalien fort ", "la liberté pour les entrepreneurs " et "l'éducation comme grand combat pour les dix ans à venir ".

Par opposition à Nicolas Sarkozy, qui prévoit un retour en politique "par devoir, pas par envie ", Bruno Le Maire a enfin assuré ses militants qu'il était "candidat par envie, pas par devoir ".

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