Demande de révocation du maire de Trappes : Benoît Hamon dénonce une "fake news" et demande la protection du maire

La présidente de la région Île-de-France et le président de Provence-Alpes-Côte d'Azur ont demandé ce vendredi la "révocation" du maire de Trappes.

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Radio France
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Benoît Hamon, membre fondateur de Génération.s, le 27 février 2019. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

Benoît Hamon a dénoncé vendredi 12 février sur franceinfo une "fake news", après la demande de "révocation" d'Ali Rabeh, le maire de Trappes (Yvelines), par Valérie Pécresse et Renaud Muselier. Les deux présidents de région affirment qu'Ali Rabeh aurait, selon eux, distribué dans le lycée de la ville un tract "attaquant frontalement" un professeur s'estimant menacé après avoir défendu l'enseignant assassiné Samuel Paty.

"Ce que vient de faire Valérie Pécresse est totalement indigne", s'insurge Benoît Hamon. "Elle sait parfaitement que la lettre qu'a distribuée le maire de Trappes est une lettre d'une bienveillance incroyable qui condamne les violences qui pourraient avoir lieu contre cet enseignant. C'est donc l'exact contraire." Le fondateur de Génération.s souligne que c'est "une très jolie lettre qui a été distribuée par un membre du conseil d'administration de ce lycée", Ali Rabeh, le maire Génération.s de Trappes, qui a été "accueilli et accompagné par le chef d'établissement, contrairement à ce que dit monsieur Blanquer".

Redorer l'image de Trappes

Benoît Hamon s'inquiète de l'image donnée à la ville de Trappes. "Nous sommes en train de faire de Trappes, désormais, une sorte de lieu dans lequel on apprend que les enfants ne se changent pas à la maternelle." S'il "comprend" qu'il y ait "parfois, du découragement" dans la commune, il veut rappeler "de quel lycée on parle".

L'ancien ministre de l'Education rappelle que le lycée de la Plaine de Neauphle de Trappes a été classé premier "en 2014 et 2015" au classement de "la performance des lycées au regard de l'environnement social dans lequel ils sont". "Pas un enseignant ne l'ignore, pas un élève ne l'ignore", souligne Benoît Hamon.

Mais l'ancien candidat à la présidentielle de 2017 se dit "frappé" par ce qu'il entend sur le maire de Trappes. "Quoi que dise Ali Rabeh, on entend sur CNews, sur LCI, sur BFM, sur ces chaînes info, toujours le même discours. Il est duplice. Pourquoi ? Parce qu'il s'appelle Ali Rabeh ?", s'interroge Benoît Hamon. Il dénonce les accusations de "taqiya, l'art de la dissimulation des Frères musulmans" qui visent le maire de Trappes. "On lui prête des défauts et des vices qui sont insupportables. Il a beau montrer patte blanche. On lui renvoie toujours l'image d'un maire qui serait duplice", s'agace Benoît Hamon.

On lui prête des défauts et des vices qui sont insupportables. Il a beau montrer patte blanche. On lui renvoie toujours l'image d'un maire qui serait duplice.

Benoît Hamon

L'ancien ministre donne "raison" au ministre de l'Intérieur de protéger le professeur de philosophie menacé. Mais il signale "qu'aujourd'hui, la mairie de Trappes est submergée de menaces de mort de l'ultra droite contre le maire de Trappes". "Cet homme-là n'est toujours pas protégé", affirme Benoît Hamon.

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