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Jean-Louis Borloo sur les banlieues : "à l'injustice sociale, on ajoute l'humiliation"

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Jean-Louis Borloo sur les banlieues : "à l'injustice sociale, on ajoute l'humiliation"
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France Télévisions

L'ancien ministre de la ville Jean-Louis Borloo, auteur d'un rapport sur les banlieues remis ce jeudi 26 avril au matin à Matignon, est l'invité du 20 heures de France 2.

Jean-Louis Borloo a remis son rapport sur les banlieues à Édouard Philippe ce jeudi 26 avril. Il est en colère contre une idée reçue selon laquelle l'État a investi des milliards dans de nombreux plans de banlieue sans aucun résultat. "C'est le pire des malentendus, parce qu'à l'injustice sociale, on ajoute l'humiliation. Que nos compatriotes qui ne sont pas dans les banlieues entendent bien ce que je vais leur dire. En réalité, il s'agit de villes ou de quartiers qui ont été construits il y a 45 ans, au moment d'une immigration, on a fermé les usines d'ailleurs en même temps, qui n'a pas été accueillie et gérée. Ces villes-là sont plus pauvres que les autres : elles ont en moyenne 30% de recettes de moins que les autres, et ont en moyenne 30% de besoins en plus", assure l'ancien ministre de la Ville. 

"La relance de la rénovation urbaine (...) va rapporter 400 millions de TVA par an"

"C'est là qu'il y a le plus d'enfants, le plus de problèmes linguistiques, de soutien scolaire etc., poursuit Jean-Louis Borloo. Donc au départ, sur la richesse nationale, on met beaucoup moins". Et pour lui de souligner à quel point les services publics y sont beaucoup moins présents. Il estime que les responsables sont "la machine, la bureaucratie". Refusant de chiffrer son plan, l'ex-ministre se concentre sur le "combien ça va gagner" : "la relance de la rénovation urbaine, qui ne sera pas financée par le contribuable, va rapporter 400 millions de TVA par an. Le fait de remettre 300 000 à 400 000 jeunes en activité va rapporter massivement à l'économie de notre pays."

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