Arnaud Montebourg en a "marre des élections" sauf de la présidentielle

"La présidentielle est la seule élection à laquelle j'envisage de me représenter", déclare le ministre du Redressement productif dans un entretien au Magazine du "Monde" à paraître le 31 août, et dont des extraits ont été révélés par Le Lab. 

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, lors de l\'université du Medef, à Jouy-en-Josas (Yvelines), le 29 août 2013.
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, lors de l'université du Medef, à Jouy-en-Josas (Yvelines), le 29 août 2013. (ERIC PIERMONT / AFP)

"La présidentielle est la seule élection à laquelle j'envisage de me représenter un jour." Le Lab publie, jeudi 29 août, des extraits de l'entretien qu'Arnaud Montebourg, a accordé au magazine du Monde, M, qui doit paraître le 31 août. Le ministre du Redressement productif évoque notamment son avenir, et indique qu'il ne compte pas briguer un mandat d'élu après son passage à Bercy. "J'en ai marre des élections, je ne me représenterai pas. Après le ministère, j'arrête la politique, en tout cas comme une carrière", ajoute le ministre.

Au cours de l'interview, Arnaud Montebourg revient sur l'épisode houleux qui l'a opposé au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lorsqu'il a vivement critiqué la façon dont il menait le dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le ministre du Redressement productif affirme avoir haussé le ton face au chef du gouvernement après cette séquence : "Ce sont des propos privés, je ne les commente pas. Ayrault n'aurait jamais dû avouer que je lui avais dit ça, je l'ai engueulé d'ailleurs."

"J'ai beaucoup d'ambition"

Reste que ses déclarations sur son ambition présidentielle ne font que confirmer ce que Arnaud Montebourg avait déjà déclaré, en juillet, au quotidien américain The New York TimesCandidat à la primaire socialiste de 2011 (il était arrivé en troisième position derrière François Hollande et Martine Aubry), le ministre du Redressement productif avait lancé : "J'ai échoué la première fois, mais cela ne veut pas dire que j'échouerai la deuxième." 

En février, il avait déjà tenu des propos très clairs : "J'ai beaucoup d'ambition. Je ne l'ai jamais dissimulé. Je n'ai pas besoin de dire que je pense à la présidence de la République en me rasant. J'y pense depuis des années en me brossant les dents", avait-il déclaré au Figaro (article abonnés).