Le général Philippe Rondot, l'un des acteurs de l'affaire Clearstream, est mort à l'âge de 81 ans

Le général Philippe Rondot, connu pour son rôle dans l'affaire Clearstream, est décédé à l'âge de 81 ans. Il a été inhumé dans l'intimité à Fléty (Nièvre), samedi.

Le général Philippe Rondot, le 5 octobre 2009, durant le procès Clearstream, au tribunal de Paris.
Le général Philippe Rondot, le 5 octobre 2009, durant le procès Clearstream, au tribunal de Paris. (FRED DUFOUR / AFP)

Le général Philippe Rondot, l'un des acteurs de l'affaire Clearstream, est mort à l'âge de 81 ans, a appris franceinfo de sources concordantes, dimanche 31 décembre, confirmant une information d'Europe 1. Il a été inhumé, samedi, à Fléty, dans la Nièvre.

Les obsèques de Philippe Rondot ont eu lieu samedi, "dans la plus stricte intimité familiale et en présence de quelques voisins", a confirmé Henri Marcel, le maire de Fléty. Le général Philippe Rondot vivait, depuis sa retraite en 2005, dans cette commune de la Nièvre.

Un homme "extrêmement secret"

Son ancien avocat, maître Eric Morain, s'est dit "infiniment triste de son décès". Il a confié sur franceinfo qu'il garderait "le souvenir d'un homme extrêmement secret, d'un homme tout aussi amical que secret et d'un grand serviteur de la France." Le général Philippe Rondot était "un expert des pays arabes et du Moyen-Orient. Il a beaucoup œuvré, pendant les années 70, 80, 90 et au début des années 2000 dans de certaines affaires dont on a parlé et surtout dans un nombre incalculable d'affaires dont on a jamais parlé", a rappelé Eric Morain.

Selon Eric Morain, l'affaire Clearstream, dans laquelle il s'est retrouvé impliqué avant d'être mis en cause, "avait été pour lui une véritable blessure". À cette occasion, "on a vu son visage, on a entendu sa voix, on a lu ses déclarations. C'est quelque chose qui le peinait beaucoup, car ce n'était pas dans son tempérament".

Le général Philippe Rondot a enquêté entre 2003 et 2004 sur l'affaire Clearstream pour le ministère de la Défense. Il a été conseiller de plusieurs ministres de la Défense de droite et de gauche pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros). Philippe Rondot, homme de l'ombre et officier brillant, passé par l'ancienne DGSE et la DST, s'était notamment illustré lors de l'arrestation du terroriste Carlos, au Soudan, en 1984.

Le général Philippe Rondot était "un homme tout aussi amical que secret", Eric Morain
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