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Affaire Karachi : la Cour de justice de la République a ouvert une enquête sur Balladur et Léotard

La Cour de justice de la république ouvre une enquête sur le rôle joué par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ex-ministre de la Défense François Léotard, dans le cadre de l'affaire Karachi. 

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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L'ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ancien ministre de la Défense, François Léotard, le 24 février 1998 à Antibes (Alpes-Maritimes). (ALAIN FULCONIS / AFP)

La Cour de justice de la république (CJR) a ouvert jeudi 26 juin une enquête sur le rôle joué par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ex-ministre de la Défense François Léotard, dans le cadre de l'affaire Karachi.

La commission d'instruction de la CJR va se pencher sur les rétrocommissions sur des contrats d'armement, susceptibles d'avoir financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Mais la CJR va aussi s'intéresser à d'éventuels détournements indus des fonds secrets de Matignon, précise la source. François Léotard n'est concerné que par le premier volet.

Une décision attendue

L'ouverture d'un volet ministériel était largement attendu. Les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire s'étaient en effet dessaisis en février des cas d'Edouard Balladur et de François Léotard, car seule la CJR peut enquêter sur des ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Le 19 juin, la commission des requêtes de la CJR avait rendu un avis favorable à l'ouverture d'une telle enquête.

Six personnes ont d'ores et déjà été renvoyées en correctionnelle dans le volet non ministériel de cette affaire. Parmi elles figurent l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres, homme de confiance d'Edouard Balladur et de François Léotard, ainsi que l'homme d'affaires Ziad Takieddine, seul suspect à avoir été placé en détention provisoire. Son associé, Abdul Rahman El-Assir, qui vit en Suisse, est également concerné.

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