Nicolas Sarkozy mis en examen pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens"

Selon une source judiciaire à franceinfo, Nicolas Sarkozy "nie les faits qui lui sont reprochés."

Nicolas Sarkozy quitte l\'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre (Hauts-de-Seine), mercredi 21 mars 2018. 
Nicolas Sarkozy quitte l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre (Hauts-de-Seine), mercredi 21 mars 2018.  (STEPHANE MAHE / REUTERS)

La décision des juges est tombée vers 21 heures. A l'issue de sa garde à vue dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre (Hauts-de-Seine), Nicolas Sarkozy a été mis en examen, mercredi 21 mars, dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne électorale de 2007, a appris France 2 de sources judiciaires.

L'ex-chef de l'Etat est soupçonné de "corruption passive", de "financement illégal de campagne électorale" et de "recel de détournement de fonds publics libyens". Les juges s'intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. 

> Suivez les réactions à cette mise en examen en direct. 

Nicolas Sarkozy nie les faits 

Selon une source judiciaire à franceinfo, Nicolas Sarkozy "nie les faits qui lui sont reprochés." Les juges en charge de l'enquête ont quant à eux estimé avoir suffisamment d'éléments pour poursuivre l'ancien chef de l'Etat, qui a été placé sous contrôle judiciaire. Cela lui impose une limitation à sa liberté de se déplacer (cela peut inclure des limites territoriales, ou une obligation d'informer le juge de ses déplacements). 

Cette mise en examen de Nicolas Sarkozy marque en tout cas un coup d'accélérateur dans ce large dossier instruit par des magistrats du pôle financier depuis 2013.