"J'ai vu un homme blessé, un homme qui était déterminé à se battre", estime Hugues Renson, député LREM

Nicolas Sarkozy a démenti sur TF1 les accusations qui pèsent sur lui dans l'affaire du financement présumé libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Il "doit bénéficier de la présomption d'innocence", a estimé vendredi sur franceinfo Hugues Renson, député LREM de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale.

Nicolas Sarkozy jeudi 22 mars sur TF1.
Nicolas Sarkozy jeudi 22 mars sur TF1. (HANDOUT / AFP)

Nicolas Sarkozy, mis en examen dans l'affaire du supposé financement libyen de sa campagne de 2007, s'est défendu jeudi 22 mars dans une interview au journal de 20 heures de TF1. L'ancien chef de l'Etat a affirmé qu'il n'avait jamais "trahi la confiance des Français" et a critiqué le contrôle judiciaire auquel il était soumis. "Je ferai triompher mon honneur", a-t-il lancé. Il a dénoncé le "clan Kadhafi" et sa "bande d'assassins".

Le droit à la "présomption d'innocence"

"J'ai vu un homme blessé, un homme qui était déterminé à se battre et à apporter la preuve que les accusations gravissimes dont il fait l'objet sont sans fondement", a réagi Hugues Renson, député LREM de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale sur franceinfo vendredi 23 mars.

"Il ne m'appartient pas à moi de commenter la procédure judiciaire dont il fait l'objet. Nicolas Sarkozy est devenu un citoyen comme un autre, et donc il doit se soumettre aux procédures judiciaires et à la justice de notre pays", a estimé Hugues Renson, se disant attaché "aux principes". Nicolas Sarkozy "doit donc aussi bénéficier comme chacun de la présomption d'innocence", a ajouté le député de Paris.