Soupçonné d'"abus de biens sociaux", Faouzi Lamdaoui, conseiller de François Hollande, démissionne

Le conseiller de François Hollande à l'égalité et à la diversité est soupçonné d'avoir perçu en 2007 et 2008 une rémunération supérieure à celle qu'il a déclarée.

Faouzi Lamdaoui, conseiller de François Hollande, le 23 février 2012 au Mans (Sarthe).
Faouzi Lamdaoui, conseiller de François Hollande, le 23 février 2012 au Mans (Sarthe). (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Il pourrait s'être rendu coupable d'"abus de biens sociaux" et de "faux et usage de faux". Faouzi Lamdaoui, conseiller de François Hollande à l'égalité et à la diversité, comparaîtra en correctionnelle pour des faits remontant à 2007-2008 et en lien avec son implication dans une société de transport, selon une source judiciaire citée par l'AFP, mercredi 3 décembre. L'Elysée a annoncé dans un communiqué, en milieu d'après-midi, la démission de Faouzi Lamdaoui, qu'il justifie par le fait de "se donner les moyens de se défendre", selon le texte.

Au cœur de cette affaire, une société de transport, Alpha Distributions, renommée plus tard Alpha. Les enquêteurs considèrent que Faouzi Lamdaoui, qui en était officiellement salarié, était le gérant de fait de cette entreprise dont le principal client était un laboratoire photographique. Le conseiller de François Hollande est soupçonné d'avoir perçu en 2007 et 2008 une rémunération supérieure à celle qu'il a déclarée.

Le frère de Faouzi Lamdaoui visé lui aussi

L'incrimination de "faux et usage de faux" renvoie à l'utilisation indue dans les statuts de la société Alpha de la signature d'une femme, Naïma Belaïd, qui avait porté plainte pour "faux" en 2012. Un frère de Faouzi Lamdaoui est également cité à comparaître pour "blanchiment d'abus de biens sociaux". Il était titulaire d'un compte sur lequel ont été versées des sommes provenant d'Alpha Distributions. 

Cette nouvelle affaire intervient deux semaines après la démission d'un autre proche de François Hollande, le secrétaire d'État aux Anciens combattants Kader Arif, soupçonné de favoritisme dans un dossier d'attribution de marchés publics. La présidence Hollande a d'ores et déjà été marquée par plusieurs affaires judiciaires retentissantes qui ont touché l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, l'éphémère secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, ou encore le conseiller Aquilino Morelle.