Christine Lagarde conserve la "confiance" du FMI après sa mise en examen dans l'affaire Tapie

La directrice du Fonds monétaire international est mise en cause par la justice pour son rôle présumé dans un arbitrage rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie.

La directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, pose lors d\'une conférence de presse à Paris, le 27 août 2014.
La directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, pose lors d'une conférence de presse à Paris, le 27 août 2014. (THOMAS SAMSON / AFP)

Christine Lagarde a déjà prévenu qu'elle ne démissionnerait pas de son poste. Le Fonds monétaire international (FMI) a renouvelé sa "confiance", vendredi 29 août, à sa directrice générale, après sa mise en examen à Paris pour "négligence" dans l'affaire Tapie.

Tout au long de l'enquête, le FMI avait déjà apporté sa confiance à celle qui a pris sa tête en juillet 2011, après la démission forcée de DSK. Malgré ce rebondissement judiciaire, le conseil d'administration de l'institution estime que Christine Lagarde est toujours en capacité d'"assurer efficacement sa mission".

Une affaire datant de 2008

L'ancienne ministre de l'Economie française est mise en cause par la justice pour son rôle présumé dans un arbitrage rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie. L'homme d'affaires a obtenu 403 millions d'euros en réparation de son préjudice lors de la vente de l'équipementier sportif Adidas par le Crédit lyonnais.

Le FMI n'a pas fait d'autres commentaires dans son communiqué, jugeant "inapproprié" de s'exprimer sur une affaire "dont sont saisies depuis quelque temps déjà les autorités françaises".