DIRECT. Affaire Ferrand : le porte-parole du gouvernement écarte l'hypothèse d'une démission malgré l'ouverture d'une enquête

"Si Richard Ferrand est mis en examen, il sera immédiatement démis de ses fonctions", a assuré Christophe Castaner sur LCI. 

Le secrétaire général d\'En marche!, Richard Ferrand, lors d\'une conférence de presse sur les législatives, le 11 mai 2017.
Le secrétaire général d'En marche!, Richard Ferrand, lors d'une conférence de presse sur les législatives, le 11 mai 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)
Ce qu'il faut savoir

"Cette enquête est une bonne nouvelle, on sort enfin du débat moral". Voilà comment Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, analyse l'ouverture d'une enquête préliminaire visant  Richard Ferrand. "Si Richard Ferrand est mis en examen, il sera immédiatement démis de ses fonctions", a ajouté sur LCI, jeudi 1er juin, le Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement. De son côté, Emmmanuel Macron, en déplacement dans le Morbihan, s'est refusé à faire tout commentaire. Cette enquête, ouverte par le parquet de Brest, "ne change rien aux règles fixées" par le Premier ministre, a ajouté l'entourage d'Edouard Philippe. 

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Le parquet de Brest ouvre une enquête préliminaire. "Après analyse des éléments complémentaires (...), j'ai décidé de saisir ce jour la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes d'une enquête préliminaire", indique le procureur, Eric Mathais, dans un communiqué, au lendemain de l'annonce du dépôt d'une plainte contre X dans cette affaire auprès du parquet de Brest par l'association anticorruption Anticor.

Une enquête pour savoir s'il y a eu infraction. "Cette enquête aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d'atteintes aux biens, de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité", précise encore le parquet de Brest dans son communiqué.

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17h26 : Depuis les révélations de la presse sur Richard Ferrand, la pression ne cesse de s'intensifier sur le ministre de la Cohésion des territoires. Mais pour l'instant, le président Emmanuel Macron n'a pas lâché encore son fidèle ministre. Franceinfo tente d'expliquer les raisons de ce soutien.

15h56 : François Bayrou est interrogé sur l'affaire Richard Ferrand. Il cite le code de procédure pénale. "Le ministre de la Justice ne peut adresser aucune instruction [aux magistrats]" dans des enquêtes en cours, rappelle le garde des Sceaux.

(FRANCEINFO)

13h45 : L'affaire Ferrand pèse-t-elle sur la campagne ? Pas pour l'instant, selon les candidats interrogés par franceinfo. "On m'en parle peu et c'est au second plan. Ça ne me gêne pas trop dans la campagne", explique Bruno Duvergé (Pas-de-Calais). "Ce n'est pas un sujet qu'on m'a envoyé à la face, confie Cédric Villani (Essonne). Mais certains militants nous disent que c'est un sujet qui commence à revenir".

13h07 : Voici trois des articles qui vous intéressent le plus aujourd'hui :

• A gauche comme à droite, des candidats entretiennent le flou sur leur appartenance politique et font croire à un soutien d'Emmanuel Macron alors qu'il n'en est rien.Vincent Daniel vous dévoile leurs petites astuces.

• Favorite des sondages il y a encore un mois et demi, la Première ministre britannique n'est plus si sûre de conserver sa majorité au Parlement. Louise Hemmerlé a interrogé Tim Bale, professeur de sciences politiques à la Queen Mary University de Londres, à ce sujet

• Quels nouveaux éléments ont poussé la justice à ouvrir une enquête préliminaire sur l'affaire Richard Ferrand ? Réponse dans cet article.

13h00 : Sur le marché de Plougastel (Finistère), dans la circonscription de Richard Ferrand, les avis divergent après l'ouverture d'une enquête préliminaire. "Il n'y a pas d'affaire (...) Il faut lui foutre la paix", dit un homme. ""On se demande si les arrangements entre amis ne perturbgent pas réellement son rôle de représentant des autorités publiques", s'interroge un autre.

(FRANCE 3)

12h40 : Le procureur de la République de Brest a finalement décidé d'ouvrir une enquête dans l'affaire immobilière impliquant le ministre de la Cohésion des territoires. Nous faisons le point sur les nouveaux éléments qui ont conduit la justice à se saisir de l'affaire Richard Ferrand.

11h07 : "Cette enquête est une bonne nouvelle, on sort enfin du débat moral."

Le porte-parole du gouvernement a commenté l'ouverture d'une enquête préliminaire sur l'affaire Richard Ferrand sur LCI. Il a de nouveau exclu une démission du ministre de la Cohésion des territoires, précisant : "S'il est mis en examen, il sera immédiatement démis de ses fonctions."

10h38 : L'entourage du Premier ministre Edouard Philppe précise auprès de l'AFP que ces règles prévoient qu'un membre du gouvernement démissionne s'il est mis en examen.

10h36 : L'ouverture d'une enquête "ne change rien aux règles fixées" par le Premier ministre, indique l'entourage du Premier ministre Edouard Philippe.

10h01 : Interrogé sur l'ouverture d'une enquête préliminaire en marge de son déplacement dans le Morbihan, Emmanuel Macron s'est refusé à tout commentaire. "Je ne ferai pas de commentaire sur ce sujet-là, je l'ai dit", a-t-il déclaré.

09h35 : "On ne va pas demander à chaque fois de démissionner pour une enquête préliminaire." Sur BFMTV, Thierry Solère, proche du ministre de l'Économie Bruno Le Maire, issu des Républicains, minimise la décision du parquet de Brest d'ouvrir une enquête préliminaire dans l'affaire Ferrand.

(BFMTV / YOUTUBE)

09h09 : Pour Marine Le Pen, l'affaire Ferrand "ressemble fichtrement à l'affaire Fillon". Selon elle, il y a une "rupture morale".

(EUROPE 1)

09h07 : "La proposition de loi sur la moralisation de la vie politique est aujourd'hui décrédibilisée."

"Dans l'ADN d'En marche !, il y avait la probité, l'intégrité, l'exemplarité. Cette promesse est morte", estimé sur RTL Xavier Bertrand au sujet de l'affaire Ferrand et de l'"attitude incohérente" d'Emmanuel Macron "par rapport à toutes ses déclarations passées".

08h41 : Un peu plus tôt, Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, avait déclaré dans les "4 Vérités" sur France 2 au sujet de Richard Ferrand : "Il faut être solidaire d'un homme qui vit des moments difficiles."


(FRANCE 2)

08h30 : "Cette enquête aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d'atteinte aux biens, de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité", poursuit le procureur de Brest, Eric Mathais.

09h25 : Dans son communiqué, le procureur de Brest indique avoir pris cette décision "après analyse des éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause Richard Ferrand, révélés par différents organes de presse depuis le 26 mai 2017".

08h26 : Le parquet de Brest a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire, annonce le procureur dans un communiqué.

06h58 : L'association anticorruption Anticor a adressé hier une plainte au parquet de Brest pour demander l'ouverture d'une enquête sur l'affaire immobilière qui fragilise le ministre de la Cohésion des territoires, annonce son président à l'AFP.