Accusation de harcèlement sexuel : Denis Baupin annonce qu'il va porter plainte contre les plaignantes et EELV

"Je veux toute la vérité. Je ne me contenterai pas d’une demi-vérité", a expliqué Denis Baupin, mardi, dans un entretien au "JDD". La justice a annoncé, lundi, le classement sans suite pour prescription de l'enquête le visant.

Denis Baupin arrive à l\'Assemblée nationale (Paris), le 19 mai 2015.
Denis Baupin arrive à l'Assemblée nationale (Paris), le 19 mai 2015. (AURELIEN MORISSARD / CITIZENSIDE / AFP)

Denis Baupin a l'intention de porter plainte. C'est ce que le député écologiste a annoncé dans une interview au JDD, mardi 7 mars. "Pour moi, l’affaire n’est pas terminée, elle ne fait que commencer ! Je veux toute la vérité. Je ne me contenterai pas d’une demi-vérité", explique-t-il. Il a donc annoncé qu'il allait déposer quatre plaintes "pour dénonciation calomnieuse" contre les quatre plaignantes, ainsi qu'une autre plainte en diffamation contre Europe Ecologie-Les Verts (EELV). "Ce parti a décidé que j’étais coupable avant même que la justice se prononce", a dénoncé Denis Baupin.

Lundi 6 mars, la justice a annoncé le classement sans suite pour prescription de l'enquête sur Denis Baupin, accusé d'agressions et de harcèlement sexuels par plusieurs femmes. "Le classement sans suite n’est pas une surprise pour moi. Depuis le début je sais que je suis innocent", a-t-il commenté dans le JDD. Le parquet de Paris a toutefois reconnu que certains faits étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement". "A condition qu’il y ait eu des preuves, ce qui n’est pas le cas", a ajouté le député écologiste. Dans son entretien, Denis Baupin a également dénoncé un "lynchage médiatique" et une "diffamation ignoble". 

Trois des quatre élues, Isabelle Attard, Sandrine Rousseau et Elen Debost avaient déposé plainte, suivies par Véronique Haché, actuelle directrice d'Autolib pour une agression sexuelle en 2004, à l'époque où elle travaillait au cabinet du maire de Paris, Bertrand Delanoë. La plupart des situations décrites étaient frappées par le délai de prescription de trois ans. Dans les plaintes visant Denis Baupin, les seuls faits pouvant échapper à la prescription étaient ceux dénoncés par la députée du Calvados Isabelle Attard. Elle avait raconté un "harcèlement quasi quotidien de SMS provocateurs, salaces", de juin 2012 à la fin 2013.