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Patrick Balkany renonce à se présenter aux législatives

Mis en examen à quatre reprises, la candidature du maire Les Républicains de Levallois-Perret a justifié, mardi, cette décision en expliquant qu'en raison de la règle du cumul des mandats, il préférait rester maire.

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France Télévisions
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Patrick Balkany, à l'Assemblée nationale, le 15 juin 2016. (CITIZENSIDE / YANN BOHAC / AFP)

Patrick Balkany jette l'éponge. Le maire (Les Républicains) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) ne se présentera pas aux prochaines élections législatives de 2017. Il a adoubé une élue municipale, Agnès Pottier-Dumas, selon une information de L'Obs, mardi 28 juin, confirmée par le vice-président de commission nationale d'investiture Roger Karoutchi.

Patrick Balkany a, lui aussi, confirmé cette information dans la foulée en annonçant sur sa page Facebook qu'il renonçait à être candidat, "en raison de la loi sur le cumul" des mandats. "Jamais je n'abandonnerai mon mandat de maire de Levallois !", a-t-il assuré.

D'après un proche de l'élu, cité par L'Obs, il aurait déclaré : "Je veux qu'on mette mon nom pour le moment, mais ça ne veut pas dire que ce sera moi à l'arrivée. Ce sera une jeune femme blonde !" L'Obs ajoutait qu'"il s'agit d'Agnès Pottier-Dumas, 31 ans, conseillère municipale de Levallois et collaboratrice de Valérie Pécresse au conseil régional d'Ile-de-France".

Roger Karoutchi a confirmé dans un tweet qu'il présentera cette candidature.

"Il avait décidé de ne pas y aller"

Le Parisien précise qu'Agnès Pottier-Dumas "était l'attachée parlementaire de Patrick Balkany avant les municipales de 2014".

Patrick Balkany aurait appelé Roger Karoutchi, mardi à 10 heures, pour lui annoncer sa décision. "Pourquoi laisser prospérer une polémique ? Autant tourner la page maintenant, comme il (Patrick Balkany) avait décidé de ne pas y aller... ", a déclaré Roger Karoutchi au Parisien.

Une candidature polémique

La candidature de Patrick Balkany dans les Hauts-de-Seine a divisé son parti. Il est mis en examen à quatre reprises (pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive et déclaration mensongère de patrimoine)

François Fillon avait  prévenu que s'il gagnait la primaire de la droite, il reverrait les investitures de son parti aux législatives, dont celle de Patrick Balkany, selon des "critères éthiques". Pour lui, "les gens qui ne paient pas leurs impôts, qui ont des comptes à l'étranger qui ne sont pas déclarés ou ont des affaires dans tous les sens, ils ne devraient pas pouvoir accéder aux responsabilités, sinon il n'est pas possible de rétablir l'autorité de l'Etat".

Le patron des Républicains, Nicolas Sarkozy, proche de Patrick Balkany, avait invoqué la présomption d'innocence. Interrogé sur France 2 sur cette investiture, il avait répondu : "Ne faites pas de cas particulier".

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