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Affaire Bettencourt : Sarkozy suspend tout recours

Nicolas Sarkozy suspend tout recours contre sa mise en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt, indique jeudi son avocat, en attendant l'avis du Conseil supérieur de la magistrature. Mercredi la ministre de la Justice a saisi le CSM d'un avis sur les conséquences des propos tenus sur l'instruction menée à Bordeaux sur le "bon fonctionnement de l'institution judiciaire". Lors de sa mise en examen, les proches de Nicolas Sarkozy avaient vivement critiqué le juge Gentil, qui a reçu mercredi une lettre de menaces de mort.
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Radio France
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  (Francois Lenoir Reuters)

Une tentative d'apaisement de la part de l'ancien chef de l'Etat ? Nicolas Sarkozy annonce jeudi qu'il suspend tout recours dans l'affaire Bettencourt, dans laquelle il a été mis en examen la semaine dernière pour abus de faiblesse. Au moment de sa mise en examen, il avait pourtant annoncé son intention de demander l'annulation de celle-ci.

Mais mercredi, la ministre de la Justice Christiane Taubira a saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour avis sur les conséquences des propos tenus sur l'instruction menée à Bordeaux, sur le "bon fonctionnement de l'institution judiciaire". Lors de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, ses proches avaient en effet violemment mis en cause l'impartialité du juge Gentil, à l'origine de la mise en examen.

Depuis, le juge a également reçu mercredi une lettre de menaces de mort, conséquence directe pour les syndicats de magistrats des propos tenus par les proches de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy, "respectueux des institutions de la République, m'a demandé de suspendre tout recours, en l'attente de l'avis du Conseil supérieur de la magistrature ", indique jeudi son avocat Thierry Herzog dans un communiqué.

Le CSM doit se réunir "très prochainement " pour préparer cet avis.

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