Cinéma : « L’Échappée Belle », un film de Paolo Virzì, au cinéma le 3 janvier

Les années ont passé, mais l'amour qui unit Ella et John Spencer est resté intact. Un matin, déterminés à échapper à l'hospitalisation qui les guette, ils prennent la route à bord de leur vieux camping-car et mettent le cap sur Key West. Ils découvrent alors une Amérique qu'ils ne reconnaissent plus… et se remémorent des souvenirs communs, mêlés de passion et d’émotions. Partenariat

L\'Echappée Belle
L'Echappée Belle (BAC FILMS DISTRIBUTION)
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franceinfoRadio France

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L’ÉCHAPPÉE BELLE est une variation sur le genre américain par excellence du road-movie. Une relecture du genre nourrie par la poésie ironique et généreuse de Paolo Virzì et magnifiée par la force de deux comédiens exceptionnels, Helen Mirren et Donald Sutherland, dans les rôles d’Ella et John. Paolo Virzì, a mis son sens de l’humour, son regard acéré sur les phénomènes de société et son analyse tout en finesse des personnages au service de L’ÉCHAPPÉE BELLE.

 Le film retrace la dernière aventure, à la fois irrationnelle et fantasque, d’un vieux couple, bien décidé à échapper à l’hospitalisation qui l’aurait séparé pour toujours. « J’ai la fâcheuse habitude de m’attaquer à des sujets tristes et déprimants et à tenter d’en faire des récits d’aventures palpitantes », indique le réalisateur. « Le secret consiste à constamment allier l’humour au tragique. Une chose est sûre : L’ÉCHAPPÉE BELLE est un pur mélange des deux ».

D’après le roman de Michael Zadoorian  

Le roman de Michael Zadoorian évoque un périple à travers l’Ouest américain, empruntant la mythique Route 66 pour atteindre Disneyland. Mais, comme l’indique Virzì, « J’ai eu le sentiment que tourner dans les décors majestueux du désert de l’Arizona ou de Monument Valley – qu’on a vus dans de nombreux films mythiques – risquait de me faire tomber dans le cliché. Nous avons retenu des sites moins éblouissants qui n’étaient pas exempts de banalité. Visuellement, on recherchait une atmosphère feutrée, délicate et mélancolique qui caractérise notre récit. Contrairement à ce que Zadoorian réussit si bien à faire dans son roman, j’étais convaincu que je ne pouvais pas me permettre de faire preuve d’ironie concernant les aspects les plus vulgaires des États-Unis dont l’incarnation suprême est Disneyland. J’aurais alors couru le risque, en tant qu’étranger, de faire une satire superficielle.  

En outre, en modifiant le profil socioculturel des deux protagonistes, on a essayé de faire en sorte qu’ils soient, en quelque sorte, plus proches de nous et de susciter autant d’empathie que possible à leur sujet. Lui est verbeux et bougon, obsédé par les romans qu’il a étudiés et enseignés à ses étudiants toute sa vie. Elle, de son côté, est plus insouciante et constamment de bonne humeur, et elle dégage quelque chose de frivole. Ils ont bâti toute une vie ensemble à partir de leur relation passionnelle et ils ont eu deux enfants. La vieille Route 1, sur la côte Est du pays, a été moins exploitée au cinéma et a une importance fondamentale pour notre histoire puisqu’elle s’achève à Key West, devant la maison d’Hemingway, auteur auquel le professeur Spencer semble s’identifier. »  

Trois scénaristes italiens

Le scénario est le fruit du travail collégial des fidèles collaborateurs de Paolo Virzì. « J’ai eu le sentiment de faire partie d’une équipe de scénaristes de rêve », se remémore Stephen Amidon, romancier américain dont le livre Capital humain (2005) a donné lieu aux OPPORTUNISTES de Paolo Virzì. Amidon et le cinéaste italien ont sympathisé, et lorsque la société de production de ce dernier, Motorino Amaranto, et Indiana Productions – qui a produit LES OPPORTUNISTES et LA PRIMA COSA BELLA – ont décidé de monter L’ÉCHAPPÉE BELLE, Paolo Virzì a demandé à Amidon de coécrire le film. Paolo Virzì a également collaboré avec Francesca Archibugi, avec qui il a écrit FOLLES DE JOIE, et Francesco Piccolo, avec qui il a écrit LA PRIMA COSA BELLA et LES OPPORTUNISTES. C’est ainsi que trois scénaristes italiens ont entamé une collaboration avec un Bostonien bilingue, chargé de veiller à l’authenticité de la langue et du contexte culturel américain.

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