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Venezuela : enquête sur le massacre d'une tribu indienne

En juillet dernier, 80 indiens de l'ethnie Yanomami auraient été tués pas des mineurs clandestins brésiliens dans la région sud du pays. Une organisation indigène vénézuelienne HOY a dénoncé mercredi un massacre. Le parquet a ouvert une enquête.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (SIPA)

Le massacre aurait eu lieu lors d'une attaque menée par hélicoptère le 5 juillet dernier. Des "garimpeiros", mineurs clandestins brésiliens, auraient tué environ 80 indiens de l'ethnie Yanomami, dans la région amazonienne du sud du Vénézuela, proche de la frontière avec le Brésil.

Horonami Organizacion Yanomami (HOY) a dénoncé un "massacre" . Luis Ahiwei, responsable de l'organisation, a précisé que les victimes ont été "brulées vives" et "n'ont pas pu être identifiées" . Selon ce dernier, seuls trois membres de la tribu indienne ont survécu, étant partis à la chasse. Ces survivants auraient découvert les corps et rapporté les faits. HOY a aussitôt dénoncé l'attaque présumée devant le parquet du Venezuela, le Défenseur du peuple, et l'armée,
et a sollicité auprès des autorités vénézuéliennes et brésiliennes la création
d'une commission d'enquête binationale. Par ailleurs, elle a exigé l'expulsion des mineurs clandestins du secteur.

Le parquet a ouvert mercredi une enquête mais ne peut pour l'instant ni confirmer l'attaque, ni le nombre éventuel de tués.

La chasse à l'or et aux diamants

À l'origine du conflit, l'enlèvement d'une femme yanomami quelques jours plus tôt par des * "garimpeiros"* , que les indiens étaient parvenus à récupérer.

Des enlèvements fréquents depuis 2009. À cela s'ajoutent les multiples agressions, menaces et pollutions des cours d'eau au mercure. Les organisations indiennes de l'État Amazonas (Coiam) ont déploré les faits dans un communiqué et accusent les mineurs clandestins brésiliens qui prolifèrent dans la région sud du Venezuela.

La raison de leur présence : l'or et les diamants qui fourmillent dans la zone. En 1993 déjà, 16 Yanomamis dont femmes et enfants, avaient été massacrés dans l'État Amazonas.

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