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Vidéo A La Nouvelle-Orléans, la statue du général Lee, chef des armées sudistes, a été déboulonnée

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VIDEO. A la Nouvelle-Orléans, la statue du général Lee, chef des armées sudistes, a été déboulonnée
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France Télévisions

La décision d'enlever cette statue avait été prise en 2015, six mois après la tuerie raciste de Charleston, en Caroline du Sud. Durant la guerre de Sécession (1861-1865), le général Lee était à la tête des armées de la Confédération, dont le régime était favorable à l'esclavage.

La dernière des statues rendant hommage à une personnalité confédérée a été déboulonnée vendredi 19 mai à La Nouvelle-Orleans (Louisiane, Etats-Unis). II s'agissait de la statue du général Lee, chef des armées de la Confédération des Etats-Unis (les Etats du Sud, en guerre contre les Etats du Nord, et qui étaient favorables à l'esclavage). Le monument, explique la BBC, a été érigé en 1884, presque vingt ans après la fin de la guerre de Sécession (1861-1865).

Les statues enlevées seront mises dans un musée

Trois autres statues de personnalités confédérées avaient été ôtées de nuit, sous les applaudissements, mais suscitant aussi des manifestations d'hostilité d'opposants. Ce déboulonnage a en effet suscité une controverse, les opposants affirmant voir dans ces statues l'héritage de la culture du Sud et non un signe de racisme. Par ailleurs, contrairement à la plupart des dirigeants de la Confédération, le général Robert Lee était opposé à l'esclavage et souhaitait son abolition.

Les autorités de la ville ont expliqué que les statues enlevées seraient mises dans un musée où elles seraient placées dans leur contexte historique, celui d'une période sombre de l'Amérique. La décision d'enlever les statues avait été prise en décembre 2015 six mois après l'assassinat raciste de neuf personnes noires dans une église de Caroline du Sud, à Charleston. L'auteur de cette tuerie, Dylann Roof, un jeune blanc de 21 ans, avait déclaré vouloir déclencher "une guerre raciale". Il a été condamné à mort en janvier 2017.

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