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Trump: les jeux sont-ils faits?

Alain de Chalvron, ancien directeur de la rédaction de France 2 et ancien correspondant de la chaîne à Washington, revient sur l'ascension de Donald Trump dans la course à la présidentielle américaine et s'interroge sur le fait que l'on puisse considérer comme inéluctable la victoire d'Hillary Clinton.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Meeting en Floride du candidat à la primaire républicaine Donald Trump.

Les jeux sont donc fait au parti républicain. Ce sera Donald Trump le candidat du parti. A la surprise générale. Personne n'aurait misé un clou sur sa candidature, jugée excentrique.

Encore maintenant, on ne peut exclure totalement une sorte de coup d'Etat de l'establishment du parti lors de la convention de Cleveland, pour barrer la route à celui qui apparaissait au début de la campagne des primaires comme un trublion. Cet establishment ne se reconnaît pas dans la personne du milliardaire, jugé vulgaire et extrémiste. Inéligible, pour tout dire.

Certains vont même plus loin et ne souhaitent pas qu'il soit élu, avec ses prises de position racistes, anti-immigration, islamophobes, anti-chinoises, machistes et misogynes. Il y en a même qui se déclarent prêts à voter pour Hillary Clinton.

Alors l'élection générale de novembre est-elle pliée? La première femme présidente succèdera-t-elle immanquablement au premier président noir? Et le milliardaire retournera-t-il piteusement à ses affaires, pas si florissantes du reste. A priori, on pourrait dire oui. Le candidat républicain, multidivorcé, plus connu pour ses blagues graveleuses et comme propriétaire de casinos que comme grenouille de bénitier, ne devrait pas mobiliser la frange ultra religieuse qui constitue la base du parti dans le Sud.

A l'inverse, la frange la plus «centriste» de l'électorat républicain pourrait donc faire faux bond. D'ailleurs le dernier sondage de CNN donne à la candidate démocrate 13 points d'avance. Ouf, soulagé(e)? Nous n'aurons donc jamais le Le Pen américain a la Maison Blanche?

Pas si sûr. La politique américaine est riche en surprises. Un sondage du lundi 2 mai 2016 (Rasmussen), passé inaperçu, donne Trump gagnant avec 2 points d'avance. L'inattendu gagnant des primaires républicaines est un excellent candidat, gouailleur et démagogue, riche à milliards, avec un noyau de partisans complètement dévoués.

Normalement, ça ne devrait pas suffire. Le pire n'est pas sûr. Peu probable même. Mais pas à exclure.  

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