Les Etats-Unis vont rétablir de nouvelles sanctions contre l'Iran à partir du 5 novembre

Cette fois, Donald Trump entend prendre des mesures punitives contre tous les pays, ou entreprises étrangères qui continueront d'acheter du pétrole iranien ou d'échanger avec les banques de la République islamique.

Donald Trump, le 1er novembre 2018, à Colombia, dans le Missouri.
Donald Trump, le 1er novembre 2018, à Colombia, dans le Missouri. (SAUL LOEB / AFP)

Six mois après être revenu sur l'accord sur le nucléaire iranien, les Etats-Unis ont confirmé, vendredi 2 novembre, qu'ils rétabliraient les dernières sanctions contre Téhéran à partir du 5 novembre. Donald Trump l'a annoncé sur Twitter, avec un visuel assorti de la formule : "Les sanctions arrivent". Une référence – dans le texte comme dans l'esthétique – à la série Game of Thrones.

Un premier train de mesures punitives, levées en échange de l'engagement pris en 2015 par l'Iran de ne pas se doter de la bombe atomique, avait déjà été imposé en août. Ce second volet, beaucoup plus draconien, sanctionne tous les pays, entités ou entreprises étrangères qui continueront d'acheter du pétrole iranien ou d'échanger avec les banques de la République islamique, en leur barrant l'accès au marché américain.

Des dérogations pour la Corée du Sud et la Chine ?

Huit pays bénéficieront toutefois de dérogations et seront autorisés temporairement à continuer d'acheter du pétrole iranien, "mais uniquement car ils ont fait preuve d'efforts importants pour ramener leurs importations de brut vers zéro", a annoncé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. La liste de ces pays sera connue lundi, le secrétaire d'Etat aémricain ayant seulement dit qu'aucun membre de l'UE n'en faisait partie. Les observateurs s'attendent à ce que des dérogations soient notamment octroyées à la Corée du Sud, l'Inde, voire la Turquie ou même la Chine.