Syrie : l’Amérique bouscule la situation

Les frappes américaines changent la donne en Syrie. Cette attaque est en totale contradiction avec la ligne prônée jusque-là par le président Donald Trump.

France 3

Mardi 4 avril, une attaque chimique frappe Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie, et fait 86 morts, dont 27 enfants. Tout accuse le régime syrien et le monde entier est choqué. Le président américain en personne tient à réagir : "cette attaque a eu un grand impact sur moi. C’était des bébés innocents, des petits bébés…" 48 heures plus tard, Donald Trump ordonne le bombardement de la base aérienne d’Al Chaayrat, d’où ont décollé les avions qui ont lancé les bombes contenant les gaz toxiques.

"Pas d’opération militaire terrestre en Syrie"

En 2013, Barack Obama avait déjà envisagé des frappes après une première attaque chimique du régime syrien, qui avait fait plus de 1 000 morts dans la banlieue de Damas. La France était prête à suivre, mais finalement les États-Unis avaient reculé. À l’époque, Donald Trump était contre une attaque. Aujourd’hui, le ton américain a changé. Le géopolitologue Pascal Boniface explique : "cela fait apparaître de nouveau les États-Unis comme étant capables d’intervenir militairement, même si c’est à court terme. Il n’y aura pas d’opération militaire terrestre en Syrie".

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Donald Trump, lors d\'une conférence de presse à Washington, le 5 avril 2017. 
Donald Trump, lors d'une conférence de presse à Washington, le 5 avril 2017.  (RON SACHS / AFP)