Qu’est-ce-que la « ligne rouge » sur l’utilisation des armes chimiques ?

 En Syrie, une nouvelle attaque chimique aurait eu lieu samedi 7 avril dans la banlieue de Damas faisant entre 40 et 50 morts. Cette nouvelle attaque présumée pose une nouvelle fois la question de la « ligne rouge » sur l’utilisation des armes chimiques.  

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Instiguée en 2012 par Barack Obama, la doctrine politique de la "ligne rouge" prévoit des représailles en cas d’utilisation d’armes chimiques. Le président américain promettait au régime de Bachar El-Assad "d'énormes conséquences" mais six ans plus tard, la communauté internationale ne s’est toujours pas décidée à intervenir. 

Des menaces non mises à exécution

Un an après la première déclaration d’Obama, un premier bombardement a lieu dans la région de Ghouta. Quelques 1400 personnes, dont des femmes et des enfants, trouvent la mort lors de l’attaque. 

Ni une, ni deux, François Hollande déclare que "la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents". Alors que le président français est prêt à intervenir, les Etats-Unis font marche arrière. Pour Barack Obama qui souhaite s’affranchir de la tradition interventionniste américaine, c’est la communauté internationale qui doit agir et non pas lui seul. 

Après ce premier bombardement, Bachar El Assad s’engage à faire détruire les armes chimiques détenues par le régime syrien. Une promesse non-tenue puisqu’en avril 2017, c’est la ville de Khan Cheikoun qui est gazée à son tour.  

Donald Trump rompt partiellement avec son prédécesseur

Après le bombardement de Khan Cheikhoun, Donald Trump déplore un acte qui a "dépassé beaucoup de lignes". Le président américain fait bombarder une base militaire syrienne en représailles de l’attaque de Khan Cheikoun qui a fait 87 victimes. 

Un mois après l’attaque de la base, Emmanuel Macron promet lui aussi la foudre à Bachar El Assad en cas d’utilisation d’armes chimiques. Le menace est prononcée devant Vladimir Poutine, allié historique de la Syrie. En dépit de cette énième avertissement, une nouvelle attaque chimique aurait eu lieu le 7 avril dernier, faisant 40 à 50 morts. Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, le conflit a fait plus de 350 000 morts.

En Syrie, une nouvelle attaque chimique aurait eu lieu samedi 7 avril dans la banlieue de Damas faisant entre 40 et 50 morts. Cette nouvelle attaque présumée pose une nouvelle fois la question de la « ligne rouge » sur l’utilisation des armes chimiques.  
En Syrie, une nouvelle attaque chimique aurait eu lieu samedi 7 avril dans la banlieue de Damas faisant entre 40 et 50 morts. Cette nouvelle attaque présumée pose une nouvelle fois la question de la « ligne rouge » sur l’utilisation des armes chimiques.   (BRUT)