Présidentielle américaine : que se passerait-il si Hillary Clinton renonçait à se présenter ?

Cette hypothèse a été évoquée après le malaise de la candidate démocrate, dû à une pneumonie, le 11 septembre, à New York. 

La candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton, le 9 septembre 2016, à New York aux Etats-Unis.
La candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton, le 9 septembre 2016, à New York aux Etats-Unis. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Hillary Clinton assure aller mieux et devrait reprendre la campagne dans la semaine. Mais les images de la candidate démocrate vacillante, lors des cérémonies de recueillement pour les 15 ans des attentats du 11 septembre, à New York, ont marqué l'opinion. Certains imaginent déjà le scénario catastrophe d'un renoncement. Mais que se passerait-il en cas d'abandon d'Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche ? Et si c'était Donald Trump qui jetait l'éponge, comment s'organiserait le parti républicain ? Ces hypothèses ne sont pas prévues par la Constitution américaine, mais par les protocoles de chacun des deux grands partis. Franceinfo fait le point. 

Les démocrates devraient se réunir en urgence

Si Hillary Clinton devait déserter la campagne, les statuts juridiques du parti démocrate prévoient de faire appel aux hautes instances de l'organisation dans une "réunion spéciale" pour désigner un nouveau candidat, comme le détaille Slate (en anglais). Nul besoin donc d'organiser de nouvelles primaires, il suffit qu'une majorité des 447 membres de la direction du parti démocrate se mettent d'accord. Précision apportée par Le Point : le candidat officiellement investi doit renoncer de lui-même, personne ne peut la déclarer inéligible.

Le cas échéant, qui serait alors la meilleure personne pour remplacer au débotté Hillary Clinton ? Le parti n'est pas obligé de choisir son colistier Tim Kaine, ni de se rabattre sur le perdant des primaires, Bernie Sanders. "Le Conseil démocrate se tournerait plus sûrement vers des personnalités populaires, comme John Kerry, le secrétaire d’Etat d’Obama, ou Joe Biden son vice-président", indique à Libération Laurence Nardon, chercheuse à l’Institut français des relations internationales. Les deux hommes ont beau avoir assuré ne pas vouloir se lancer dans la course en raison de leur âge (72 ans pour Kerry et 73 ans pour Biden), l'un d'eux pourrait accepter de devenir un recours d'urgence pour les démocrates. 

Les républicains ont le choix

De son côté, le parti républicain a choisi des règles plus souples. Si Donald Trump venait à renoncer,  les responsables du "Grand Old Party" auraient le choix. Ils pourraient soit convoquer une réunion des membres de la direction pour choisir un nouveau candidat, soit convoquer une nouvelle convention nationale. Comme la deuxième solution paraît désormais difficile en raison des délais, c'est la première qui serait sans doute choisie, en cas (hautement improbable) d'abandon de Donald Trump.

Il n'y a pas de précédent pour l'élection présidentielle aux Etats-Unis. Mais comme le détaille Le Point, il est déjà arrivé que l'époux ou l'épouse remplace son conjoint en cas de décès, notamment lors d'élections locales. Dans ce cas (encore plus improbable), on verrait alors Melania Trump candidate du parti républicain. En revanche, du côté démocrate, la Constitution interdit à Bill Clinton de redevenir président. Il ne resterait plus que Chelsea, la fille du couple Clinton.