Présidentielle américaine : le pèlerinage des électeurs républicains à la "Trump House" en Pennsylvanie

À deux jours du scrutin présidentiel américain du mardi 3 novembr, la campagne redouble d’intensité. En Pennsylvanie à Latrobe, la "Trump House" attire des visiteurs du pays entier.

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Radio France
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La "Trump House" en Pennsylvanie, le 21 octobre 2020.  (MAKOTO MURAYAMA / YOMIURI)

Sur le bord de la route, on ne voit qu'elle : la Trump House. Avec ses trois étages, peints aux couleurs du drapeau américain et son Donald Trump de cinq mètres de haut posé devant, sur le gazon. À l'intérieur c'est la distribution. Casquettes, t-shirt toutes tailles, toutes couleurs et puis les drapeaux. "Nous avons 'Keep America great' (conservons la grandeur de l'Amérique), ou alors 'no more bullshit' (fini les conneries)", des citations de Donald Trump lui-même. Ce sont ces drapeaux-là que tout le monde s'arrache.

Ce n'est pas l'homme qu'il faut aimer, mais c'est ce qu'il va faire

Leslie Rossi, à propos de Donald Trump

à franceinfo

La propriétaire, Leslie Rossi, une supportrice de la première heure, se souvient quand elle a commencé à marquer son soutien à Trump, il y a quatre ans : "On m'a dit que je salissais le nom de ma famille, qu'il fallait que j'arrête. J'ai vu défiler ici des gens qui étaient bien avant et qui là souffraient, avaient perdu leur emploi, leur maison et sans assurance maladie. Chaque fois, des histoires tristes. Ils détestaient Hillary Clinton mais ils n'aimaient pas Trump non plus, à cause de sa personnalité, de son genre. Alors je leur disais : ce n'est pas l'homme qu'il faut aimer, mais c'est ce qu'il va faire."

"No more bullshit", fini les conneries, une citation de Trump lui-même, drapeau préféré des visiteurs de la Trump House, en Pennsylvanie. (CLAUDE GUIBAL / RADIO FRANCE)

Depuis que Donald Trump l'a emporté, Leslie est devenu une notable. Interviewée par les télés, élu déléguée du parti républicain pour ses conventions. Invitée par Donald Trump à la Maison Blanche. Sa vie, dit-elle, a changé. Comme beaucoup d'électeurs de Donald Trump, il y a chez elle ce sentiment d'être enfin considérée. Mais elle a quand même un reproche à faire : "Je ne suis pas satisfaite avec les soins de santé, c'est inabordable. L'Obamacare, ça ne marche pas. Ça n'a fait qu'augmenter nos primes pour payer pour les personnes qui ne travaillent pas et ne paient pas. Ce n'est pas juste, et j'espère que Trump va faire quelque chose."

Et si c'était Joe Biden qui finalement l'emportait ? "C'est une question idiote. Ça n'arrivera pas."

Le reportage de Claude Guibal
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