Nucléaire iranien : une doctrine du "retrait généralisé"

Invité sur le plateau du Soir 3, le rédacteur en chef de Philosophie Magazine Martin Legros est revenu sur le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

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FRANCE 3

Donald Trump a annoncé mardi soir que les États-Unis sortaient de l’accord sur le nucléaire iranien. Martin Legros, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, est revenu sur cette décision lourde de conséquences sur le plateau de France 3. "Donald Trump confirme sa doctrine du ‘retrait généralisé’ (…) Il retire les États-Unis de toute une série d’engagements internationaux en faisant fi d’un principe qui est au cœur du droit international, qui est l’exigence de la continuité de l’État".

Le journaliste estime que cette décision implique que les États-Unis ne souhaitent plus assurer un leadership mondial. "En se débarrassant de cette exigence de lisibilité et de continuité, on peut dire que les États-Unis de Donald Trump, non seulement renoncent à certains de leurs engagements concrets, mais plus problématique, refusent d’occuper cette fonction de garant de l’ordre international, que leur position hégémonique leur assure."

L’émergence d’un bien commun ?

Dès lors, quelle peut être la réaction des autres États ? "Face à une conscience du chaos, des États peuvent prendre conscience qu’il y a un bien commun. C’est probablement ce qui est arrivé en Corée du Nord. Face à Trump, deux pays qui ne se reconnaissaient pas se reconnaissent et font émerger un bien commun", explique Martin Legros.  

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Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, le 9 mai 2018.
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, le 9 mai 2018. (SAUL LOEB / AFP)