Les États-Unis poussent PSA, Total ou Airbus à quitter l'Iran

Les États-Unis ont décidé de rétablir des sanctions économiques contre l'Iran et menacé les entreprises qui travaillent avec Téhéran de représailles. Le genre de pression qui a poussé PSA de quitter l'Iran.

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France 3

Dans les rues de Téhéran, les voitures Peugeot sont partout, mais pour combien de temps encore ? Face au risque de sanctions américaines, le groupe PSA s'apprête à abandonner son principal client à l'étranger. Avec 444 600 véhicules achetés l'an dernier, l'Iran est le premier marché international devant la Chine et le Royaume-Uni. Un retrait du pays serait donc un sérieux revers pour PSA qui entend cependant négocier. "Avec le support du gouvernement français, le groupe PSA est en contact avec les autorités américaines pour envisager une dérogation", a déclaré l'entreprise via un communiqué.

Trump inflexible jusqu'ici

La France se dit déterminée à défendre ses intérêts économiques. "Ce n'est pas aux États-Unis de dire avec quel pays nous pouvons faire oui ou non du commerce", a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Comme PSA, de grandes firmes françaises (Total, Airbus, Sanofi...) sont sommées de quitter l'Iran avant le début du mois d'août et ainsi respecter l'embargo imposé par Washington vis-à-vis de Téhéran. De nombreux contrats signés dans les domaines aérien et gazier sont en danger. Le gouvernement français entend désormais convaincre Donald Trump, mais il s'est toujours montré inflexible.

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Des voitures Peugeot 206 sortent de la production à Téhéran (Iran), le 20 février 2016.
Des voitures Peugeot 206 sortent de la production à Téhéran (Iran), le 20 février 2016. (BEHROUZ MEHRI / AFP)