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Etats-Unis : l'administration Trump saisit la Cour suprême pour rétablir son décret anti-immigration

"Le président ne peut se voir imposer d'accueillir des personnes venant de pays qui encouragent ou hébergent le terrorisme", a expliqué la porte-parole du ministère de la Justice, jeudi.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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"Aux Etats-Unis, nous sommes tous des immigrés", assure ce panneau brandi lors d'une manifestation contre le décret anti-immigration de Donald Trump, le 1er mai 2017, à Washington (Etats-Unis).  (WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/ AFP)

L'administration du président américain, Donald Trump, a saisi la Cour suprême jeudi 1er juin afin que celle-ci rétablisse son décret anti-migratoire suspendu à la fin mai par la cour d'appel de Virginie.

Ce décret, réécrit par l'administration Trump après avoir été une première fois suspendu par la justice américaine, vise à interdire l'arrivée sur le sol américain aux réfugiés du monde entier ainsi qu'aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans (Iran, Libye, Somalie, Syrie, Soudan et Yémen).

"Nous sommes confiants"

"Nous avons demandé à la Cour suprême de se saisir de ce cas important et nous sommes confiants dans le fait que le décret du président Trump est bien dans le cadre de ses attributions afin de garder le pays en sécurité et de protéger notre peuple du terrorisme", a expliqué la porte-parole du ministère de la Justice, Sarah Isgur Flores. 

"Le président ne peut se voir imposer d'accueillir des personnes venant de pays qui encouragent ou hébergent le terrorisme, et ce, jusqu'à ce qu'il soit certain que ces personnes sont correctement passées au crible et ne présentent plus un risque pour la sécurité des Etats-Unis", a-t-elle précisé.

Cet recours du gouvernement américain à la Cour suprême intervient une semaine exactement après la nouvelle suspension de ce décret, par la cour d'appel de Richmond, en Virginie, le 25 mai.

Cette cour s'était déclarée "non convaincue" que cette liste de six pays "avait plus à voir avec une volonté d'assurer la sécurité nationale qu'à celle de mettre en œuvre une interdiction de toute immigration musulmane promise" durant la campagne présidentielle par Donald Trump.

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