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Iran : Donald Trump fragilise un pays déjà au bord du gouffre

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Iran : Donald Trump fragilise un pays déjà au bord du gouffre
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Après le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien, plusieurs rendez-vous diplomatiques auront lieu à partir du samedi 12 mai entre l'Iran, la Russie, la Chine et l'Union européenne. Donald Trump souhaite asphyxier économiquement le pays.

Une stratégie derrière la signature de Donald Trump. En rétablissant les sanctions contre l'Iran, le président américain veut affaiblir le régime des mollahs. Premièrement : faire plier un pays dont l'économie est déjà en faillite. Cette semaine, à Téhéran (Iran), se tient le Salon du gaz et du pétrole, mais l'ambiance est morose ; les investisseurs étrangers ne sont pas venus, tant la décision de Donald Trump était attendue. Avant, pendant et après son élection, le président américain a martelé son opposition à l'accord. Après une légère embellie due à la levée des sanctions par Barack Obama, l'économie iranienne est au plus mal. Le chômage est officiellement à 12,5%, celui des jeunes à 27%, et la monnaie ne cesse de dégringoler.

De la pression économique à la crise sociale

Cette crise a des conséquences sociales dans cette société qui donne l'impression d'étouffer, à tel point qu'en début d'année des manifestations contre la vie chère ont eu lieu dans des dizaines de villes du pays. Des jeunes en révolte. "Plutôt mourir que d'être humilié", est-il écrit sur une pancarte. La nouvelle génération conteste aussi la mainmise sur le pays par de vieux religieux.

L'Iran est-elle aussi victime de son ambition trop coûteuse ? La République islamique est présente en Syrie, avec des milliers de combattants aux côtés de Bachar el-Assad. Au Liban, elle soutient le Hezbollah et au Yémen, les rebelles houthis. Cela a un coût : 800 millions d'euros par mois, selon les opposants au régime. En asphyxiant le pouvoir iranien, les Américains veulent lui faire payer cette volonté de conquête. La pression économique, mais aussi militaire avec les bombardements israéliens de jeudi 10 mai en Syrie. Le régime des mollahs est aujourd'hui déstabilisé.

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