Patrick Crusius, le tueur d'El Paso, aux États-Unis, a fait 20 morts. Brenton Tarrant, l'extrémiste de Christchurch en Nouvelle-Zélande a tué 51 personnes. Anders Breivik, le terroriste norvégien, lui, en a tué 77. Tous les trois sont des suprémacistes blancs. Ils ont un mode opératoire commun : des actions violentes avec des armes de guerre pour faire un maximum de victimes, mais aussi des revendications sur les réseaux sociaux avant leur passage à l'acte, avec des manifestes, mélange d'idéologies haineuses puisées sur internet. "Êtes-vous raciste ?", s'autoquestionnait le tueur de Christchurch. Le tueur d'El Paso dénonçait, lui, "l'invasion hispanique du Texas".Des tueurs qui agissent en loups solitairesEn toile de fond, on retrouve la prétendue sauvegarde de la civilisation occidentale face à l'arrivée d'étrangers. Les suprémacistes font-ils partie d'une mouvance organisée ? Ils évoluent au sein de groupuscules d'extrême droite en plein développement. Quand ils passent à l'acte, cependant, ils agissent en loup solitaire en faisant souvent référence aux précédents tueurs de masse, dont ils s'inspirent. Face à cette mouvance qui se radicalise à l'échelle mondiale, la traque est difficile, encore plus aux États-Unis où la liberté d'expression, quelle qu'elle soit, est inscrite dans le premier amendement de la Constitution. Les attaques d'extrême droite sont trois fois plus nombreuses aujourd'hui aux États-Unis.