Attentats à Christchurch : un Néo-Zélandais incarcéré pour le partage de la vidéo de la tuerie

Selon le tribunal du district de Christchurch, Philip Arps, qui se présente comme un suprémaciste blanc, a diffusé les images de l'attentat à une trentaine de personnes.

La mosquée al-Nour, à Christchurch (Nouvelle-Zélande), peu après un attentat, le 22 mars 2019.
La mosquée al-Nour, à Christchurch (Nouvelle-Zélande), peu après un attentat, le 22 mars 2019. (MARTY MELVILLE / AFP)

Il a partagé la vidéo que l'auteur du carnage dans les mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande) a filmée et diffusée en direct sur Facebook. Un Néo-Zélandais de 44 ans a été incarcéré mardi 18 juin pour 21 mois, ont rapporté des médias locaux (en anglais). Philip Arps, qui se présente comme un suprémaciste blanc, avait été arrêté quatre jours après l'attentat commis par l'extrémiste australien Brenton Tarrant dans deux mosquées de Christchurch, le 15 mars dernier. Le terroriste avait ouvert le feu, tuant 51 fidèles et en blessant des dizaines. Déjà condamné en 2016 pour avoir déposé une tête de porc dans l'une des deux mosquées attaquées en mars, selon Newshub (en anglais), Philip Arps a plaidé coupable de diffusion de contenus répréhensibles.

Selon le tribunal du district de Christchurch, il a distribué les images de la tuerie à une trentaine de personnes et a été en possession d'une autre version, modifiée afin d'y inclure une mire et un "décompte des meurtres", rapporte le New Zealand Herald.

"Un crime de haine"

"C'était un crime de haine contre la communauté musulmane", a déclaré le juge. Il était "particulièrement cruel" de partager cette vidéo dans les jours suivant le massacre, alors que les familles attendaient toujours des nouvelles de leurs proches, a-t-il souligné.

Le juge a estimé que Philip Arps avait entrepris de "glorifier" la mort de musulmans et que toute sanction autre qu'une incarcération était inappropriée, selon Radio New Zealand (en anglais).