Etats-Unis : deux étudiantes musulmanes dénoncent des agressions au lendemain de l'élection de Donald Trump

Les deux jeunes femmes portaient le voile islamique. Elles affirment avoir été agressées, l'une à l'université de San Diego, l'autre à celle de San José, en Californie.

L\'une des agressions présumées s\'est déroulée sur le campus de l\'université de San Diego (Californie, Etats-Unis).
L'une des agressions présumées s'est déroulée sur le campus de l'université de San Diego (Californie, Etats-Unis). (FRANK DUENZL / PICTURE ALLIANCE / AFP)

Les faits présumés se sont produits au lendemain de l'élection présidentielle, après une campagne secouée par les déclarations polémiques de Donald Trump sur les musulmans. La police enquête sur deux agressions commises en Californie contre des étudiantes musulmanes qui portaient le voile, ont annoncé jeudi 10 novembre les autorités locales.

A l'université de San Diego, deux personnes ont lancé à une jeune femme des "commentaires sur le président élu Trump et les musulmans", avant de lui voler ses affaires et sa voiture, a indiqué la police en charge du campus. "Les commentaires visant l'étudiante indiquent qu'elle a été ciblée à cause de sa foi musulmane, ainsi que le fait qu'elle portait une tenue traditionnelle et un hijab", le voile musulman, ont indiqué le président de l'université et un responsable de la police dans un communiqué.

"C'est le résultat inévitable de la banalisation de l'islamophobie"

De son côté, la police de l'université de San José, dans le nord de la Californie, enquête sur l'agression d'une autre étudiante. Un homme se serait approché de la victime présumée par-derrière, tirant sur le foulard qui lui couvrait la tête, ce qui lui a coupé la respiration et l'a déséquilibrée, selon un communiqué transmis aux étudiants. "Personne n'a encore été interpellé", a expliqué une porte-parole de l'université à l'AFP.

A l'université de New York, l'association des étudiants musulmans a dénoncé, mercredi, la découverte du nom "Trump" tagué sur la porte de leur salle de prières. Ses membres "se rendent compte que notre université n'est pas à l'abri de l'intolérance qui se saisit de l'Amérique".

Pour le président du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), "c'est le résultat inévitable de la banalisation de l'islamophobie que nous avons observée ces derniers mois lors de la campagne présidentielle""Malheureusement, il revient en réalité à Donald Trump de dénoncer ce type d'intolérance", a poursuivit Ibrahim Hooper.