Bras de fer dans l’industrie automobile américaine

Depuis une semaine, les salariés de General Motors font grève dans plusieurs États américains. Du jamais vu aux États-Unis depuis 50 ans.

Franceinfo

Mécontents de leurs rémunérations et de leurs conditions de travail, de nombreux salariés de General Motors ont dressé des piquets de grève devant plusieurs usines de leur groupe. Cela dure depuis une semaine : une mobilisation jamais vue aux États-Unis depuis 50 ans. “Le moral est bon, nous avons beaucoup de soutiens, les gens veulent toujours se battre. nous savons que la grève sera longue avant d’obtenir quelque chose, mais nous irons jusqu’au bout”, précise ce gréviste.

Le soutien de Bernie Sanders

Dans le détail, les salariés demandent une augmentation de salaire et l’arrêt, dans le pays, de la fermeture de quatre usines. Ancien candidat à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle américaine de 2016, Bernie Sanders est venu soutenir, en personne, les salariés grévistes : “Partout dans ce pays, les travailleurs sont malades, fatigués d’avoir 2 ou 3 jobs, fatigués de voir leur couverture sociale baisser, fatigués de voir leurs salaires baisser… Et de voir les patrons des grandes entreprises se goinfrer”. Même si cette grève coûte près de 100 millions d’euros par jour à General Motors, la direction du groupe automobile ne semble pas prête à céder face aux revendications.

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