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Après la tuerie d'Orlando, Donald Trump estime avoir eu raison sur l'islamisme

Quelques heures après la dramatique fusillade survenue dans une discothèque de Floride, le candidat du parti républicain à la présidentielle s'est félicité d'avoir récemment voulu interdire aux musulmans d'entrer aux Etats-Unis.

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France Télévisions
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Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, Donald Trump, lors d'un meeting à Tampa (Floride), le 11 juin 2016. (SCOTT AUDETTE / REUTERS)

Fidèle à sa réputation, Donald Trump n'aura pas attendu pour verser dans la polémique, la provocation et la récupération. Quelques heures seulement après la plus grave tuerie de l'histoire des Etats-Unis, qui a fait 49 morts en Floride dimanche 12 juin, le candidat du parti républicain à la présidentielle américaine s'est félicité d'avoir eu raison sur l'islamisme.

Sur Twitter, le milliardaire – qui a notamment prôné l'interdiction d'entrée sur le territoire américain à tous les musulmans – a remercié les gens qui le "félicitent d'avoir eu raison sur le terrorisme islamique radical". "Mais je ne veux pas de félicitation, je veux de la vigilance et de la sévérité. Il nous faut être intelligents !" écrit le candidat républicain.

"J'essaie d'empêcher le prochain attentat"

Donald Trump a en outre appelé le président Barack Obama à démissionner. "Parce que nos dirigeants sont faibles – j'ai dit que cela allait arriver – et cela ne va qu'empirer", a-t-il justifié, toujours sur Twitter. "J'essaie de sauver des vies et d'empêcher le prochain attentat terroriste. Je ne peux plus me permettre d'être politiquement correct", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Après l'attentat de San Bernardino en Californie en décembre dernier, perpétré par un couple radicalisé, Donald Trump avait affirmé qu'il interdirait à tous les musulmans d'entrer sur le territoire américain s'il était élu le 8 novembre 2016. Une sortie qui avait provoqué un tollé, y compris parmi de nombreux membres du parti républicain, la liberté religieuse étant l'un des piliers fondateurs de l'Amérique.

Peu lui importe. Dimanche, Donald Trump a prévenu que son discours prévu lundi à Manchester, dans le New Hampshire, serait consacré au "terrorisme, à l'immigration et la sécurité nationale", alors qu'il avait initialement prévu d'attaquer Hillary Clinton sur ses finances.

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