Violences au Capitole : la fermeture du compte Twitter de Donald Trump "pose des questions" de régulation, estime Cédric O

Twitter a suspendu "indéfiniment" le compte Twitter du président américain, deux jours après l'invasion du Capitole par certains de ses partisans.

Le président américain sortant, Donald Trump, lors d\'un meeting, le 6 janvier 2021 à Washington.
Le président américain sortant, Donald Trump, lors d'un meeting, le 6 janvier 2021 à Washington. (JIM BOURG / REUTERS)
Ce qu'il faut savoir

La suspension permanente du compte Twitter du président américain Donald Trump, à la suite de l'invasion du Capitole par certains de ses partisans, crée des remous jusqu'en France. La décision du réseau social est justifiable mais "pose des questions fondamentales" sur la "régulation du débat public", a ainsi estimé samedi 9 janvier, dans un tweet, le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O. Pour lui, "au-delà de la haine en ligne, nous avons besoin d'inventer une nouvelle forme de supervision démocratique".

>> Entre complotisme et intérêts personnels, la fin de mandat chaotique de Donald Trump

Donald Trump banni de Twitter. Twitter a suspendu de façon permanente le compte du président américain, vendredi. En cause, "le risque de nouvelles incitations à la violence" de la part du président américain sortant. Le milliardaire a réagi en annonçant le possible lancement de sa propre plateforme dans un futur proche. Jeudi, Facebook et d'autres services comme Snapchat ou Twitch avaient déjà suspendu le profil du locataire de la Maison Blanche pour une durée indéterminée.

Google suspend une application prisée des soutiens de Donald Trump. L'entreprise a annoncé vendredi avoir retiré de sa plateforme de téléchargement d'applications le réseau social Parler, prisé des partisans les plus farouches de Donald Trump, en raison de la présence de messages "incitant à la violence". Des messages de soutien aux émeutiers qui ont fait irruption au Capitole mercredi ont notamment fleuri après les événements sur cette application.

 Quinze personnes inculpées. Un porte-parole du procureur fédéral a annoncé, vendredi 8 janvier, que 15 personnes avaient été inculpées. Parmi elles se trouve un homme soupçonné d'avoir déposé une bombe artisanale près du Congrès, ainsi que Richard Barnett, qui s'était introduit dans les bureaux de Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants. Il a été arrêté vendredi matin, a indiqué vendredi le ministère de la Justice. 

Donald Trump boycotte l'investiture. Le président sortant a annoncé vendredi qu'il n'assisterait pas à la cérémonie d'investiture de son successeur, le démocrate Joe Biden"A tous ceux qui ont posé la question, je n'assisterai pas à la prestation de serment le 20 janvier" à Washington, a-t-il écrit sur Twitter. Donald Trump n'a accepté de reconnaître sa défaite dans la course à la Maison Blanche que jeudi, après que le Congrès américain a officiellement certifié les résultats du scrutin du 3 novembre. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ETATS_UNIS

23h00 : On ferme ! Non sans avoir fait un dernier point sur l'actualité.

Le couvre-feu à 18 heures va devenir la norme dans une vingtaine de départements de l'Est et du Sud-Est du pays d'ici demain (pour la carte, c'est par ici), y compris les Bouches-du-Rhône où les élus locaux étaient très réticents.

Un "cluster familial élargi" comprenant une vingtaine de personnes a été détecté à Marseille. Les personnes sont probablement positives à la variante britannique du virus.

Donald Trump s'est fait couper le sifflet. Son compte Twitter, suivi par près de 90 millions d'internautes, a été suspendu par le réseau social. Une décision qui suscite la controverse.

Lyon est sacré champion d'automne (oui, un 9 janvier, mais le nom donné à l'équipe en tête de L1 à l'issue des matchs aller). Les Gones ont arraché un nul 2-2 à Rennes, quand leurs poursuivants, le PSG et Lille, l'ont emporté.

Rendez-vous demain, neuf heures, pour la suite de ce live.

22h03 : Bonsoir @Mercure. Le commentaire de @Sceptik un peu plus tôt dans ce live comparait les deux dispositifs de sécurité, ce qui n'est pas assimiler les "gilets jaunes" à la foule déchaînée pro-Trump qui a envahi le Capitole mercredi soir.

22h02 : Bonsoir Pierre !Je trouve cela limite dans les commentaires d associer les émeutes du Capitole au mouvement des gilets jaunes en France qui ne sont pas des fanatiques d extrême droite. Je suis désolée,certes il n'y avait pas que du beau monde mais je pense à tous ces gens qui n arrivent plus à boucler leur fin de mois et qui se sont manifestés,ont manifesté, tous les retraités, les salariés, les gens sans emploi...Il faut arrêter de faire des raccourcis stériles et qui n ont rien à voir avec l histoire de notre pays.Les gilets jaunes ne sont pas tous des voyous !

21h55 : Cela ressemble beaucoup à la "cité interdite" mise en place autour de l'Élysée à la grande époque des Gilets Jaunes... Vous avez peut-être déjà oublié, mais il fallait se gagner sa visite au Grand Palais (c'était le temps béni des musées ouverts).

21h54 : A noter que 180 élus ont signé le texte demandant la procédure de destitution de Donald Trump. Elle sera soumise dès lundi à la Chambre des représentants.

21h52 : C'est peu dire que l'investiture de Joe Biden, dans une dizaine de jours, aura des allures de camp retranché, tant la probabilité d'un assaut des pro-Trump paraît évidente. Notre envoyée spéciale Valentine Pasquesoone a fait quelques photos de la barrière de 2,50 mètres installée autour du périmètre de sécurité.

21h51 : Twitter met en garde que des préparatifs d'une nouvelle attaque sur le Capitole sont en cours.... Des infos ?

21h17 : Trois des manifestants pro-Trump dont les photos ont fait le tour du monde depuis leur violente intrusion au Capitole mercredi ont été arrêtés et inculpés. Notamment Jacob Anthony Chansley, alias Jake Angeli, le complotiste torse nu, coiffé de cornes de bison et peinturluré qui avait aimanté photographes et caméras aux quatre coins du Capitole. "Cet individu était armé d'une lance de deux mètres de long avec un drapeau américain attaché juste sous la lame", lit-on dans le communiqué du ministère de la Justice.

20h42 : J'aime beaucoup cette phrase de l'ancien community manager de Donald Trump faisant référence à une scène mythique de Jurassic Park.

20h39 : Les affiches "Wanted" des desperados de l'Ouest n'ont pas totalement disparu à Washington, où les portraits de certains participants de l'attaque du Capitole sont affichés sur les arrêts de bus, tweete notre envoyée spéciale.

20h18 : Le grand gagnant de la séquence n'est-il pas le vice-président Mike Pence, qui a fait respecter le vote en validant l'élection tout en ménageant les trumpistes en refusant la rébellion ouverte ? Et pourrait ainsi se placer pour 2024...

20h18 : Dans les commentaires, met en avant le rôle du vice-président Mike Pence, qui pourrait lui aussi jouer sa carte en vue de 2024.

20h12 : @dbu4810 Ah oui, de ce point de vue-là, vous avez tout à fait raison, mais le gain ne serait pas à court terme. Mais cela entrerait en contradiction frontale avec la promesse de Joe Biden d'apaiser le pays.

20h11 : Me référant à l'analyse de quelques exégètes de la loi américaine... il semblerait que la procédure puisse aboutir même après le départ de D. Trump et ainsi l'empêcher définitivement de briguer un nouveau mandat dans le futur. La démarche peut donc présenter un intérêt à long terme pour les démocrates et in fine pour les futurs candidats aux primaires républicaine. A étudier !

20h03 : @Tantale Il est effectivement impossible que la procédure d'impeachment puisse aboutir en une dizaine de jours (il faudrait notamment unanimité des sénateurs pour lancer une procédure accélérée), mais symboliquement, ce serait une humiliation pour le président sortant, un record.

20h01 : Bonsoir Pierre, j'espère que vous allez bien ! Je me pose une question sur la procédure d'impeachment demandée (et engagée ?) par qqs démocrates. Quel sens Est-ce-que cela a à 10 jours de la passation de pouvoir ? Est-ce par peur qu'il fasse d'autres dégâts, une mesure plutôt symbolique, une sorte de punition puisqu'il faut marquer le coup ? Votre interprétation ?Bonne soirée, bon live 👋

20h00 : 20 heures ! L'heure de faire le point sur l'actu :

Le couvre-feu à 18 heures va devenir la norme dans une vingtaine de départements de l'Est et du Sud-Est du pays d'ici demain (pour la carte, c'est par ici), y compris les Bouches-du-Rhône où les élus locaux étaient très réticents.

Un "cluster familial élargi" comprenant une vingtaine de personnes a été détecté à Marseille. Les personnes sont probablement positives à la variante britannique du virus.

La reine d'Angleterre Elizabeth II (94 printemps) s'est fait vacciner aujourd'hui, le pape François va suivre la semaine prochaine.

Donald Trump s'est fait couper le sifflet. Son compte Twitter, suivi par près de 90 millions d'internautes, a été suspendu par le réseau social. Une décision qui suscite la controverse.

19h22 : Notre envoyée spéciale à Washington, Valentine Pasquesoone, s'est rendue devant le Capitole ce soir (ce midi de l'autre côté de l'Atlantique) pour prendre le pouls de la population, après les spectaculaires incidents de mercredi.

19h15 : @Pascal Vous avez raison, Twitter a banni pour une durée indéfinie Donald Trump, il s'agit en quelque sorte d'un carton jaune au rugby, qui envoie 10 minutes au frigo. Le réseau social avait demandé à Donald Trump d'effacer certains tweets problématiques, ce qu'il a fait. S'il ne s'était pas exécuté, le réseau social a expliqué qu'il aurait supprimé son compte, carton rouge.

19h15 : Rebonsoir Pierre, concernant la suspension du compte Twitter de D Trump, je m'étonne que vous n'ayez pas encore corrigé le mot "définitivement" qui ne correspond pas à la réalité de l'information , en le remplaçant par "indéfiniment" qui est le bon terme ? L'imprécision peut nuire, en tous cas à votre qualité éditoriale que je trouve habituellement remarquable.

18h40 : Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé de Donald Trump, vous ne trouvez pas ? Le Washington Post révèle que le futur-ex président américain a fait pression sur un responsable des élections de l'Etat de Géorgie pour qu'il "trouve la fraude" dans les résultats favorables à Joe Biden. "Cela ferait de vous un héros national", lui a notamment assuré le président américain.

18h18 : "Ces dernières années, Facebook a par exemple pris pas mal de pouvoir sur la question de l'identité numérique, ou encore avec ses messages d'alerte attentat, qui devraient plutôt relever du pouvoir régalien."

Interrogé par franceinfo, Benoît Piedallu estime "normal" de fermer le compte d'un Donald Trump qui poste des messages "illégaux d'appel à la haine" et de "désinformation", mais il se demande pourquoi c'est "la décision de patrons d'entreprises privées".

18h12 : Le point sur l'actu n'est pas en avance, et arrive après le couvre-feu dans une vingtaine de départements français :

• Le couvre-feu à 18 heures va devenir la norme dans une vingtaine de départements de l'Est et du Sud-Est du pays d'ici demain (pour la carte, c'est par ici), y compris les Bouches-du-Rhône où les élus locaux étaient très réticents.

• La reine d'Angleterre Elizabeth II (94 printemps) s'est fait vacciner aujourd'hui, le pape François va suivre la semaine prochaine.

• Donald Trump s'est fait couper le sifflet. Son compte Twitter, suivi par près de 90 millions d'internautes, a été suspendu définitivement par le réseau social. Une décision qui suscite la controverse.

• Une compagnie indonésienne a perdu le contact avec un Boeing 737 peu après le décollage de Jakarta. On ignore à ce stade ce qui est advenu de l'appareil, qui comptait 62 personnes à bord.


17h34 : Notre journaliste Valentine Pasquesoone est arrivée à Washington pour suivre les derniers jours du mandat de Donald Trump et l'investiture de Joe Biden. Premières impressions en direct depuis la capitale américaine.

17h00 : @Julien Effectivement, l'attaque du Capitole par les supporters de Donald Trump aura servi de révélateur.

16h58 : Bonjour Pierre. YouTube vient de fermer la chaîne de Steve Bannon, l'ancien conseiller de Trump qui s'appelait "War Room". Encore un géant du numérique qui fait un geste contre le président américain. Ça commence à faire beaucoup...

16h16 : @Franck B. Je vous invite à lire le thread, la série de gazouillis en bon français, de mon confrère Raphaël Grably sur Twitter, qui résume bien la position intenable et hypocrite du réseau social au petit oiseau bleu.

16h14 : La seule question est pourquoi Twitter n'a pas fermé le compte de Donald Trump dès qu'il a commencé à ne pas respecter le règlement de la messagerie, voici plusieurs années. Pourquoi avoir aboli les règlements pour lui ?Par ailleurs, pourquoi vouloir réguler les réseaux dits sociaux ? Ce ne sont pas des services publics mais des entreprises privées à but commercial. Ce qui est inquiétant, c'est que les autorités publiques internationales aient abandonné leur communication officielle à ces sociétés.

14h36 : "C'est clairement de la censure."

Fabrice Epelboin commente sur franceinfo la fermeture du compte Twitter de Donald Trump. Pour ce spécialiste des réseaux sociaux, la justification de Twitter, qui fait valoir "un risque d'incitation à la violence", est "très problématique". Et d'insister : "C'est exactement le même argument utilisé par les autorités chinoises vis-à-vis de ce qui se passe à Hong-Kong. C’est le même argument utilisé par tout un tas de régimes autoritaires vis-à-vis des réseaux sociaux."

14h19 : Il faut savoir garder la mesure: Trump n'est pas réduit au silence, il me semble qu'il peut toujours passer par les médias traditionnels, non? La démocratie n'est pas bafouée et heureusement elle ne se limite pas aux réseaux dits sociaux. Par ailleurs, il ne me semble pas avoir entendu beaucoup de protestations quand des grands médias "classiques" ont refusé de diffuser son allocution. Ca, ça me semble bien plus préjudiciable à la démocratie que la fermeture d'un compte Twitter.

14h18 : Je suis étonné des réactions des politiques à la fermeture du compte de D. Trump.C'est donner une importance primordiale à ces réseaux sociaux qui ne sont que des sociétés privées à but lucratif et qui font bien ce qu'ils veulent avec leurs clients. C'est très curieux. Cela révèle surtout leur dépendance à ces outils, je trouve.

14h18 : Je ne savais pas que Twitter était un média officiel. Perso, je ne l'utilise pas et rien ne nous oblige à communiquer par cette application. La presse sait faire son métier pour faire état des communiqués d'un président ou d'un ex-président.

14h17 : Twitter ou Facebook ne sont pas là pour remplacer le site internet des politiques. Ceux qui y prennent la parole toute la journée n'ont qu'à faire leur propre site internet.

14h17 : Dans les commentaires, vous êtes très nombreux à réagir après la fermeture du compte Twitter de Donald Trump et en lisant les réactions de Cédric O, secrétaire d'Etat chargé du numérique, de Jordan Bardella, le vice-président du RN et François Ruffin, député LFI.