Barack Obama tend la main à la nouvelle majorité républicaine du Congrès

Après la défaite de son camp, le président américain s'est dit déterminé à coopérer avec ses adversaires politiques.

Le président américain Barack Obama, le 5 novembre 2014 à Washington (Etats-Unis).
Le président américain Barack Obama, le 5 novembre 2014 à Washington (Etats-Unis). (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

"Les républicains ont passé une bonne soirée." Pour sa première prise de parole depuis le résultat des élections de mi-mandat, le président américain Barack Obama a reconnu, mercredi 5 novembre, la défaite de son camp, le parti démocrate, et s'est dit prêt à coopérer avec la nouvelle majorité au Congrès. 

"J'ai hâte de travailler avec le nouveau Congrès pour que les deux prochaines années soient aussi constructives que possible", a-t-il déclaré. "Le message retentissant de cette élection et des dernières élections est que nous devons agir. Les affiliations partisanes ne sont pas importantes", a-t-il dit.

Un débat au Congrès sur la lutte contre l'Etat islamique

Le premier sujet sur la table est la lutte contre le groupe Etat islamiqueLe président américain a annoncé qu'il demanderait formellement au Congrès de débattre d'une autorisation de recours à la force. Une résolution parlementaire permettrait de préciser les contours exacts de l'opération militaire contre les jihadistes en Syrie et en Irak"Le monde doit savoir que les Etats-Unis sont unis dans cet effort", a déclaré Barack Obama.

Le président démocrate, tout en reconnaissant que ses priorités n'avaient guère de chances d'être adoptées par le nouveau Congrès, a affirmé que les deux partis pourraient trouver un terrain d'entente dans deux domaines : les infrastructures et le soutien aux exportations américaines, une allusion aux deux traités de libre-échange en négociation avec l'Union européenne et 11 pays asiatiques.

Il a également appelé une nouvelle fois le Congrès à adopter une réforme du système d'immigration, sur le modèle de la loi adoptée par le Sénat l'an dernier, mais que les républicains de la Chambre avaient enterrée. Il a réitéré sa détermination à agir par décrets d'ici la fin de l'année dans ce domaine, précisant : "Je ne vais pas me contenter d'attendre."