Mort de George Floyd : les forces de police punies

Une réparation symbolique de la mort de George Floyd a commencé, lundi 8 juin, avec une décision forte prise contre la police locale de Minneapolis (États-Unis), en cause dans la mort de l'Afro-Américain.

franceinfo

Après la mort de George Floyd, le conseil municipal de Minneapolis (États-Unis) a voté, lundi 8 juin, à une large majorité, pour un démantèlement de sa police. Dans les faits, cela veut dire que tous les policiers pourraient être licenciés, quitte à être embauchés à nouveau plus tard, mais sur d'autres critères. Le maire de la ville s'est pourtant dit opposé à cette décision qu'il juge trop radicale. Il y a eu d'autres exemples dans les deux plus grandes villes du pays, New York et Los Angeles, où les maires ont annoncé qu'ils allaient diminuer le budget de leur police pour allouer des fonds à la prévention ou encore l'éducation, indique Loïc de La Mornais depuis Houston.

Biden veut plus d'argent pour la police

Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle, ne veut pas entendre parler de démantèlement de la police. Il veut des réformes, mais il estime lui aussi que c'est une mesure trop radicale. Il veut au contraire plus d'argent pour que tous les policiers soient équipés notamment d'une caméra. Le démocrate se pose en candidat rassembleur. Un dernier sondage lui donne 14 points d'avance sur Donald Trump, mais il sait que c'est un piège politique dans un pays qui reste malgré tout très attaché à leurs forces de sécurité, conclut le correspondant de France Télévisions.

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Une voiture de police devant les bureaux du "New York Times", le 25 octobre 2018, à New York (Etats-Unis).  (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)