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Etats-Unis : un tiers des salariés d'une start-up démissionne après l'interdiction des discussions politiques

Jason Fried, le patron et cofondateur de Basecamp, avait publié lundi un article de blog expliquant six nouvelles règles adoptées par son entreprise, notamment l'interdiction des "discussions sociétales et politiques sur le compte de Basecamp".

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Des débats très polarisés animent les Etats-Unis depuis des mois, du mouvement "Black Lives Matter" à l'élection présidentielle de novembre 2020 et aux droits des personnes transgenres. (Photo d'illustration) (LILIAN CAZABET / HANS LUCAS / AFP)

Interdit de parler de Joe Biden devant la machine à café. Une vingtaine d'employés d'une start-up américaine, sur 57 salariés au total, ont annoncé leur démission sur Twitter, vendredi 30 avril, après que leur entreprise a décidé de bannir les "conversations politiques" sur le lieu de travail.

Jason Fried, le patron et cofondateur de Basecamp, avait publié lundi un article de blog expliquant six nouvelles règles adoptées par l'entreprise, notamment l'interdiction des "discussions sociétales et politiques sur le compte de Basecamp", la fin des "avantages sociaux paternalistes" (des sommes allouées pour le sport, le bien-être, la formation en continu...) et le refus de "s'attarder ou s'appesantir sur les décisions passées".

"Une distraction majeure"

"Etant donné les récents changements à Basecamp, j'ai décidé de quitter mon poste de directeur du design", a tweeté Jonas Downey, qui travaillait pour la petite société informatique depuis 2011. Nombre de ses collègues ont posté des messages similaires, recensés par John Breen, un développeur qui travaille pour un autre groupe, d'après son site web.

Pour justifier la décision sur les conversations politiques, Jason Fried assure qu'elles sont devenues "une distraction majeure" dans le contexte actuel. Des débats très polarisés animent les Etats-Unis depuis des mois, du mouvement Black Lives Matter ("les vies noires comptent") à l'élection présidentielle de novembre dernier et aux droits des personnes transgenres.

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