Etats-Unis : nouvelle nuit de protestations à Berkeley, après la mort d'un jeune Noir tué par un policier

La manifestation s'est déroulée pacifiquement avec une veillée religieuse et un défilé sur une route fréquentée.

Des manifestants organisent un \"die-in\" sur le parking de la station-service où a été abattu Antonio Martin, à Berkeley, dans le Missouri, le 24 décembre 2014. 
Des manifestants organisent un "die-in" sur le parking de la station-service où a été abattu Antonio Martin, à Berkeley, dans le Missouri, le 24 décembre 2014.  (REUTERS )

Au lendemain de la mort d'Antonio Martin, tué dans des circonstances encore floues par un policier sur le parking d'une station-essence à Berkeley (Missouri), plusieurs manifestations ont eu lieu dans la ville de ce jeune Noir, mercredi 24 décembre. La région est encore marquée par les émeutes de Ferguson, qui ont suivi la mort d'un autre jeune Noir en août abattu par un policier blanc.

Tout a commencé par une manifestation pacifique, qui a rassemblé une centaine de personnes. D'abord un die-in sur le parking de la station-service où a été abattu le jeune homme, puis par une marche sur l'autoroute voisine, coupant ainsi la circulation.

"Ce n'est pas la même affaire qu'à Ferguson"

L'hommage à Antonio Martin s'est prolongé en la cathédrale de Saint-Louis, la capitale de l'Etat du Missouri, toute proche. Quelques policiers anti-émeutes étaient présents sur le parvis, mais le rassemblement s'est déroulé dans le calme, rapporte le quotidien local The Saint-Louis Dispatch (en anglais)

Les autorités jouent, de leur côté, la carte de l'apaisement. "Ce n'est pas du tout la même affaire qu'à Ferguson", relativise le maire de la ville, Theodore Hoskins, cité par NBC. Les vidéos des caméras de surveillance du parking, diffusées par la police, accréditent la version du policier : Antonio Martin aurait sorti son revolver le premier.

L'avocat du policier qui a tué le jeune homme affirme que son client est "sous le choc". "D'un côté, il sait qu'il a suivi la procédure, mais de l'autre, ce n'est pas facile d'ôter la vie à quelqu'un la veille de Noël", ajoute-t-il, cité par le quotidien local.