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Vidéo Ohio : Après une séquestration, l'épreuve psychologique de la libération

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Durée de la vidéo : 2 min.
FRANCE 2
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France Télévisions

Les victimes de séquestration se remettent difficilement d'un tel traumatisme. Les psychiatres évoquent parfois le "syndrome de Stockholm", cette empathie développée par un prisonnier pour son ravisseur. 

Dix ans de captivité avant le sauvetage, lundi 6 mai. L'histoire des disparues de l'Ohio (Etats-Unis), trois femmes séquestrées dans une maison pendant une dizaine d'années, a plusieurs précédents et rappelle, par exemple, celle de Natascha Kampusch, séquestrée durant huit ans dans les environs de Vienne (Autriche). Difficile pour ces victimes de se reconstruire après un tel traumatisme. 

"Quand on entend le chef de la police dire 'elles parlent, elles vont bien', je crois qu'il se trompe un peu et qu'il faudra beaucoup de temps pour se reconstruire", estime ainsi le psychiatre Gérard Lopez aux journalistes de France 2. 

Natascha Kampusch, libérée à 18 ans, n'accable pas son ravisseur lors de ses interventions dans les médias. Cette empathie est décrite comme le "syndrome de Stockholm" par les experts. "Dans les séquestrations longues (...), celui qui subit est capable de voir les bons côtés de son geôlier", explique le psychiatre et criminologue Roland Coutanceau. 

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