Le groupe Etat islamique revendique l'attentat de New York

L'organisation terroriste a revendiqué l'attaque au véhicule-bélier qui a fait huit morts mardi à New York dans sa revue hebdomadaire publiée jeudi.

Une photographie de Sayfullo Saipov a été affichée lors d\'une conférence de presse des autorités new-yorkaises, mercredi 1er novembre 2017. 
Une photographie de Sayfullo Saipov a été affichée lors d'une conférence de presse des autorités new-yorkaises, mercredi 1er novembre 2017.  (SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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L'auteur de l'attentat de New York qui a fait huit morts, mardi 31 octobre, était un "soldat" de l'organisation Etat islamique (EI) a affirmé jeudi 2 novembre le groupe jihadiste, cité par SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance jihadiste. "Un des soldats de l'État islamique a attaqué des croisés dans une rue de New York", a assuré un article de l'hebdomadaire de propagande en ligne de l'EI, Al-Naba, selon SITE, en référence au suspect, Sayfullo Saipov, un Ouzbek arrivé aux États-Unis en 2010 qui a agi "au nom de l'EI", selon la police new-yorkaise.

"Par la grâce d'Allah, l'opération a instillé la peur dans l'Amérique des croisés en les poussant à accroître les mesures de sécurité et à intensifier les dispositifs contre les immigrants en Amérique", dit l'article d'Al-Naba. Sayfullo Saipov, 29 ans, qui a revendiqué son allégeance à l'État islamique, a été inculpé mercredi par le procureur fédéral de Manhattan de deux chefs d'accusation fédéraux: violence et destruction de véhicules, et soutien à une organisation terroriste étrangère.

"Fier de son acte" 

Ces chefs d'inculpation l'exposent à la prison à perpétuité, a indiqué le procureur, en évoquant aussi la possibilité de la peine de mort. Saipov s'est dit "fier de son acte" dans ses premiers interrogatoires avec les enquêteurs et voulait déployer un drapeau de l'EI dans sa chambre d'hôpital. Les policiers considèrent qu'il a appliqué très précisément les "instructions" en matière d'attentats données par l'EI sur les réseaux sociaux.

Le mois dernier, l'EI s'était attribué la paternité de l'attaque à Las Vegas d'un tireur isolé contre les spectateurs d'un concert, qui a fait 58 morts, en qualifiant de "soldat" de l'EI son auteur, bien qu'aucun lien n'ait été établi par la police. Le FBI avait écarté la piste jihadiste.