Etats-Unis : des policiers décrivent avec émotion l'assaut "brutal" contre le Capitole en janvier dernier

Ils ont témoigné mardi dans le cadre d'une commission d'enquête du Congrès sur cette attaque des partisans de l'ex-président Donald Trump.

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Des policiers racontent devant le Congrès (Washington) l'assaut du 6 janvier contre le Capitole, le 27 juillet 2021. (POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Des policiers ont décrit avec émotion la violence physique et verbale de l'assaut du 6 janvier contre le Capitole. Ils ont témoigné mardi 27 juillet dans le cadre d'une commission d'enquête du Congrès sur cette attaque des partisans de l'ex-président Donald Trump. Le policier du Capitole Aquilino Gonell, un ancien militaire ayant combattu en Irak, a raconté que les coups des attaquants lui avaient valu de multiples blessures ayant nécessité plusieurs opérations chirurgicales. "En Irak, nous nous attendions à la violence armée, parce que nous étions dans une zone de guerre. Avec mon expérience dans l'armée et les services de sécurité, rien ne m'avait préparé à ce à quoi nous avons été confrontés le 6 janvier", a-t-il dit.

C'était "comme une bataille médiévale. On a lutté au corps à corps, centimètre par centimètre pour empêcher l'invasion", a décrit Aquilino Gonell. "J'ai pensé que j'allais mourir comme ça", a-t-il confié en essuyant des larmes. "J'ai failli mourir ce jour-là. Pas une fois, mais plusieurs fois."

"J'ai fait la seule chose possible, j'ai appelé à l'aide"

Michael Fanone, membre de la police municipale de Washington qui a subi un arrêt cardiaque et un traumatisme crânien lors de l'assaut, a qualifié ce dernier de "brutal". "J'ai été attrapé, battu", visé par un pistolet électrique Taser, a-t-il raconté. "On m'a traité de traître à ma patrie." "A un moment, on m'a entraîné à l'écart des autres agents, au milieu de la foule, a-t-il ajouté. Ils m'ont arraché mon badge (...), ils ont pris mes munitions. Ils ont commencé à me frapper à coups de poing et avec ce qui ressemblait à des objets en métal." Un attaquant "s'est jeté sur moi à plusieurs reprises et a essayé de me prendre mon arme. J'ai entendu des gens crier : 'Prenez-lui son arme et tuez-le avec'", a-t-il poursuivi.

Le policier du Capitole Daniel Hodges, qui avait été filmé hurlant de douleur, coincé par les attaquants contre une porte, les a qualifiés de "terroristes". Un homme "m'a frappé sur le crâne et sur le visage, il m'a ouvert la lèvre et il m'a encore frappé sur le crâne. (...) J'ai fait la seule chose possible, j'ai appelé à l'aide", a-t-il rapporté.

L'Afro-Américain Harry Dunn a à son tour raconté que la foule l'avait menacé à cause de la couleur de sa peau, ce qui l'a traumatisé, de même que les autres policiers noirs chargés de la sécurité du Capitole. "Jamais, jamais personne ne m'avait encore traité de 'nègre' alors que je portais l'uniforme d'officier de police du Capitole". "Il ne faut plus jamais permettre à notre démocratie de se retrouver aussi menacée qu'elle ne l'a été le 6 janvier", a-t-il ajouté.

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