Affaire Jeffrey Epstein : Ghislaine Maxwell propose une caution de cinq millions de dollars pour retrouver la liberté

L'ancienne collaboratrice du financier a été inculpée pour avoir "aidé, facilité et contribué aux agressions sexuelles sur mineures de Jeffrey Epstein", de 1994 à 1997.

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France Télévisions
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Ghislaine Maxwell, l'ancienne collaboratrice du financier Jeffrey Epstein, lors d'une conférence de presse sur les océans, le 25 juin 2013. (REUTERS TV / REUTERS)

Les avocats de Ghislaine Maxwell, ex-collaboratrice du financier Jeffrey Epstein arrêtée le 2 juillet, ont demandé à ce qu'elle soit libérée moyennant une caution de cinq millions de dollars et son assignation à domicile. Les avocats ont assuré qu'elle ne chercherait pas à échapper aux poursuites pour trafic de mineures engagées contre elle. Ghislaine Maxwell, 58 ans, a été inculpée pour avoir "aidé, facilité et contribué aux agressions sexuelles sur mineures de Jeffrey Epstein", de 1994 à 1997.

Dans un document enregistré vendredi 10 juillet auprès du tribunal fédéral de Manhattan, ses avocats assurent que cette habituée de la jetset – née en France et ayant étudié en Angleterre avant de s'installer aux Etats-Unis en 1991 – n'a pas de raison de s'enfuir à l'étranger. Ils assurent que beaucoup de ses proches sont aux Etats-Unis et non à l'étranger, et qu'elle ne s'était faite discrète depuis l'arrestation de Jeffrey Epstein en juillet 2019 que pour échapper aux médias et se protéger, après avoir reçu notamment des "menaces de mort".

Les avocats de la fille de l'ex-magnat des médias britanniques Robert Maxwell affirment qu'avec son casier judiciaire vierge, elle ne présente aucun "risque extrême de fuite", contrairement à ce que disent les procureurs de Manhattan, qui eux demandent son maintien en détention. La défense met aussi en avant les risques d'une infection au coronavirus si elle devait rester emprisonnée. Ghislaine Maxwell est accusée d'avoir recruté pour le financier new-yorkais, retrouvé mort en prison en août 2019, de jeunes adolescentes âgées de 14 ans et plus. Elle aurait participé parfois directement aux agressions, et encourt jusqu'à 35 ans de prison en cas de condamnation. 

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