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Un premier contingent de 57 gendarmes français est parti lundi de Roissy à 17h30 pour l'Afghanistan

48 gendarmes mobiles de l'escadron de Chauny, dans l'Aisne, et neuf autres militaires, au rattachement non précisé, font partis du groupe.150 gendarmes au total seront déployés au plus tard le 1er décembre en Afghanistan pour remplir deux types de mission: la formation de la police afghane et l'accompagnement et le tutorat de ses patrouilles.
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Un premier contingent de 57 gendarmes français en partance pour l'Afghanistan, le 16 novembre 2009. (France 2)

48 gendarmes mobiles de l'escadron de Chauny, dans l'Aisne, et neuf autres militaires, au rattachement non précisé, font partis du groupe.

150 gendarmes au total seront déployés au plus tard le 1er décembre en Afghanistan pour remplir deux types de mission: la formation de la police afghane et l'accompagnement et le tutorat de ses patrouilles.

Avant de partir le contingent a reçu une formation de cinq mois avec l'armée de terre.

Peu avant leur départ, le major général Jacques Mignaux est venu saluer ces hommes, accompagné du général Gérard Deanaz et du sous-préfet de l'aéroport Charles-de-Gaulle, Patrick Espagnol.

"Je suis heureux de venir vous saluer", a déclaré le major général avant d'insister sur la "vigilance" dont devront faire preuve les gendarmes. "La mission, il faut la remplir mais je veux être là aussi au retour pour vous accueillir", leur a-t-il déclaré.

Les gendarmes auront pour mission de "former sur le terrain" les policiers afghans. "Ce qu'ils vont faire est novateur car il s'agit d'un contexte particulier", a déclaré à l'AFP le major général, Jacques Mignaux.

La gendarmerie mobile a plutôt vocation à assurer la seconde de ces missions, dite "Police operational mentoring and liaison teams". L'escadron de Chauny sera employé dans les localités de Nijrab et Tagab, au nord-est de Kaboul.

Un attentat près d'une réunion avec l'armée française
Dix civils afghans ont été tués lundi dans deux tirs de roquettes sur le bazar de Tagab, au nord-est de Kaboul, à proximité du lieu d'une réunion entre notables locaux et militaires français, dont le général Marcel Druart, a-t-on appris auprès de la police afghane.

Cette attaque a été déclenchée peu avant un débat prévu lundi après-midi au Sénat sur la présence française en Afghanistan, réclamé à plusieurs reprises par les sénateurs de l'opposition.

Les tirs se sont produits à moins de 400 m du bâtiment où se déroulait une "choura", assemblée de notables locaux, en présence du commandant des forces françaises dans l'est de l'Afghanistan, le général Marcel Druart, selon l'armée française. Une centaine de soldats et de policiers afghans ainsi qu'une compagnie de 150 militaires français avaient été déployés pour assurer la sécurité de la choura.

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