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Un père accuse son ex-compagne d'avoir abandonné leur bébé trisomique

Ruzan Badalyan a donné naissance, le 21 janvier dernier, à un petit garçon prénommé Leo, dans son pays d'origine, l'Arménie. Le père de l'enfant, Samuel Forrest, accuse son ex-compagne d'avoir abandonné le nourrisson après avoir appris sa maladie.

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Une page de soutien à Leo, enfant trisomique, et à son père, qui accuse la mère du bambin de l'avoir abandonné après sa naissance, le 21 janvier 2015. (SAMUEL FORREST / GOFUNDME)

Ce qui devait être un heureux événement a déchiré leur famille. Ruzan Badalyan a donné naissance, le 21 janvier dernier, à un petit garçon prénommé Leo, dans son pays d'origine, l'Arménie. Le père de l'enfant, Samuel Forrest, accuse son ex-compagne d'avoir abandonné le nourrisson après avoir appris qu'il était trisomique.

"Elle m'a dit que si je le gardais, nous divorcions"

"La pédiatre est sorti de la salle d'accouchement avec Leo, raconte le père à ABC News (en anglais). Mais elle avait couvert son visage et l'hôpital a refusé de me laisser voir mon enfant et ma femme. Quand le docteur est sorti, il m'a dit 'il y a un problème avec votre fils'."

Les médecins lui expliquent finalement que le bébé est atteint de trisomie. "Ils m'ont emmené le voir, je l'ai regardé et je me suis dit qu'il était magnifique, qu'il était parfait et que j'allais le garder", assure Samuel Forrest. Sauf qu'une fois auprès de sa compagne, l'homme explique avoir fait face à "un ultimatum" : "Elle m'a dit que si je le gardais, elle divorçait."

Samuel Forrest a choisi de ne pas abandonner son fils, Ruzan Badalyan a mis sa menace à exécution explique ABC News. Dans la société arménienne, les nouveaux-nés atteints d'anomalies génétiques ou de malformations ne sont pas acceptés, affirme une page de soutien au père (en anglais), où plus de 420 000 euros ont été récoltés en sa faveur.

"Les enfants trisomiques n'ont aucune opportunité en Arménie"

Sur son compte Facebook (en anglais), la mère donne sa version des événements. "J'ai dû faire la décision la plus impitoyable de ma vie en quelques heures, raconte Ruzan Badalyan sur son Facebook. La première chose qui m'est venue à l'esprit, c'est que je ne voulais pas que mon fils vive dans un pays où les enfants trisomiques sont victimes de stéréotypes et n'ont aucune opportunité."

"J'ai réalisé que seul un départ pour un pays comme la Nouvelle-Zélande (dont est originaire le père de l'enfant) pourrait permettre à mon fils de vivre une vie décente", poursuit Ruzan Badalyan. La mère assure que Samuel Forrest ne l'a jamais soutenu dans ces moments difficiles et que la communication s'est révélée impossible : "Il ne m'a jamais suggéré de le rejoindre [en Nouvelle-Zélande] pour élever notre enfant ensemble dans son pays."

Des parents qui semblent inconciliables

Faux, répond une nouvelle fois le père. "Je vous assure que j'ai tout fait pour la convaincre que nous aurions pu garder le bébé, mais pour sa famille, un orphelinat semblait la meilleure solution", explique-t-il sur sa page de soutien. Malgré sa "déception", il demande aux internautes de ne pas s'acharner sur sa femme, qu'il estime "victime" des normes sociales arméniennes. Et donne au passage des nouvelles de Leo, actuellement en bonne santé.

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