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Un attentat-suicide a eu lieu samedi à Takhar dans un bâtiment officiel afghan où étaient réunis de hauts responsables

"Quatre Afghans ont été tués" et "le général Daud Daud et le chef de la police (pour la province de Takhar) figurent parmi les morts", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouverneur de Takhar, Faiz Mohammad Tawhidi.L'attaque "d'un moudjahidine", qui se trouvait dans le couloir après la réunion, a été revendiquée par les talibans
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Des policiers afghans devant les bâtiment du gouvernorat de Takard, le 28 mai 2011 (AFP)

"Quatre Afghans ont été tués" et "le général Daud Daud et le chef de la police (pour la province de Takhar) figurent parmi les morts", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouverneur de Takhar, Faiz Mohammad Tawhidi.

L'attaque "d'un moudjahidine", qui se trouvait dans le couloir après la réunion, a été revendiquée par les talibans

Cette attaque contre un site censé être sécurisé et où se trouvaient plusieurs personnalités afghanes et étrangères, dont le chef militaire de l'Otan pour le nord afghan, qui a survécu, souligne à nouveau les inquiétantes failles de l'appareil sécuritaire afghan.

Selon le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière, deux militaires allemands ont été tués dans l'attentat et trois blessés, parmi lesquels le commandant des forces de l'Otan pour la Région Nord, le général allemand Markus Kneip, "légèrement blessé" et "dans un état stable".

La force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a elle aussi indiqué que deux de ses soldats avaient été tués dans l'attentat.

Au moins douze personnes ont été blessées, selon le ministère afghan de l'Intérieur.

La province de Takhar est considérée comme plutôt paisible, mais borde celle de Kunduz, devenue ces dernières années un bastion des talibans, qui y ont multiplié les actions souvent meurtrières.

Nouvelle tactique des talibans
Les talibans ont multiplié récemment les attentats contre des sites sensibles et théoriquement sécurisés à travers l'Afghanistan , laissant craindre une infiltration massive des forces de sécurité et mettant en lumière une nouvelle tactique destinée à décrédibiliser le gouvernement afghan et l'Otan.

Le 21 mai, un kamikaze était ainsi parvenu, grâce à la complicité d'un soldat afghan, à déclencher ses explosifs dans l'hôpital militaire afghan de Kaboul, site très protégé dans une capitale sous haute sécurité, tuant six personnes.

Les forces étrangères sont censées transférer progressivement à partir de l'été la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes d'ici fin 2014.

Karzaï ne veut plus d'opérations militaires unilatérales

D'autre part, le président afghan Hamid Karzaï a demandé à son ministre de la Défense de faire cesser les opérations menées "unilatéralement" par les forces internationales et de transmettre aux forces afghanes le contrôle des raids nocturnes, a indiqué samedi la présidence afghane.

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